En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
J’ai commencé à regarder le documentaire dont vous parlez. Vous savez, Françoise, les histoires de religieuses qui tombent enceintes d’un prêtre, je les connais bien. Et aussi l’histoire de celles qui font le choix de garder l’enfant, quitte à subir la réprobation de toute une société bien-pensante réservée aux femmes seules (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans…), de se voir abandonner par le père, de se voir refuser l’absolution par un confesseur, de subir le harcèlement de petits chefs de bureau qui ne rêvent que de mettre une femme seule dans leur lit, cette histoire je la connais bien. Et l’histoire d’un enfant qui a souffert toute sa vie, et qui souffre encore, je la connais encore mieux. Le début de cette histoire elle est racontée ici, sur le site même de l’envers du décor dans le témoignage d’Annet. Vous la retrouverez facilement. Et je suis bien vivant pour vous la raconter. Ce n’est pas de nature à changer le fond de ce que je crois, même si parfois comme Jérémie je crie :
14Maudit soit le jour où je suis né ! Que le jour où ma mère m’a enfanté Ne soit pas béni !
15Maudit soit l’homme qui porta cette nouvelle à mon père : Il t’est né un enfant mâle, Et qui le combla de joie !
16Que cet homme soit comme les villes Que l’Eternel a détruites sans miséricorde ! Qu’il entende des gémissements le matin, Et des cris de guerre à midi !
17Que ne m’a-t-on fait mourir dans le sein de ma mère ! Que ne m’a-t-elle servi de tombeau ! Que n’est-elle restée éternellement enceinte !
18Pourquoi suis-je sorti du sein maternel Pour voir la souffrance et la douleur, Et pour consumer mes jours dans la honte ?
(Livre de Jérémie 20, 14-18)