Bonjour Damien
J’adore ! Tout ce que vous retenez de mon message est ma réplique vous concernant.
Le reste ne vous intéresse pas. C’est seulement votre personne qui vous intéresse.
Merci beaucoup. C’est très instructif.
Oui, je me relis. Et pour une fois en fin de message, ce que je ne fais jamais habituellement, j’ai répliqué sur le même ton agressif que vous employez à mon égard.
Un effet miroir en quelque sorte.
Oh non, je ne fais pas la police, Damien, contrairement à vous.
Je ne mets pas en doute votre foi, ni votre rapport à Dieu, ni vos documentations, ni votre personne comme vous le faites systématiquement avec moi depuis quelques semaines à chaque fois que vous vous adressez à moi personnellement. Je réponds gentiment la plupart du temps et je ne suis le héraut de personne.
Je n’ai pas ce genre de référence. Ca ne fait pas partie de mes fondations ni de ma culture.
Systématiquement, vis à vis de moi, vous êtes dans le préjugé parce que j’ai un profil politique et religieux différent du vôtre. Et certainement, vous intervenez en double sur Golias sous un autre pseudo, ce qui explique votre acrimonie car comme par hasard, à chaque fois que vous agissez ainsi, c’est en lien avec un message que j’ai posté sur Golias.
Donc à un moment donné, même si je suis plutôt de bonne composition, je vous réponds comme vous, histoire que vous compreniez la façon dont vous me traitez.
C’est tout.
Et là, je ris en vous lisant ce midi, parce qu’il a fallu que j’agisse comme vous l’avez fait les jours précédents avec moi pour que quelque chose vibre un peu vrai en vous. Sorte de la récitation.
Vous vous dites blessé mais alors comment et pourquoi vous restez dans le dogmatisme, pourquoi continuez-vous de réciter des formules cléricales sans vivre vraiment votre foi ?
Est-ce que Dieu vous en empêche ? Non, c’est pas le genre de la maison.
Est-ce que quelqu’un ici-bas vous en empêche ?
On pourrait le croire. Qui donc dans votre entourage vous oblige à vous maintenir dans des formules plutôt qu’à les vivre ?
Pourquoi restez-vous coincé bloqué dans ce qui vous a abîmé ?
Comme si c’était de l’indépassable et que ça vous était interdit de sortir de l’emprise sous peine de malédiction ou d’exclusion ? Je voudrais comprendre pourquoi, alors même que vous avez été blessé par le dogmatisme et le cléricalisme, vous continuez à les révérer autant.
Vous croyez que ça fait plaisir à Dieu de vous voir malheureux mais continuant sur une voie où ne vous voyez pas la lumière ni l’issue ?
Non, ça doit pas lui faire plaisir du tout. Au contraire, ça doit le peiner profondément.
Je pense personnellement que dès que je touche vos références politiques et religieuses, quand je parle de différentes affaires criminelles, ça vous est insupportable.
La différence entre nous, c’est que je viens d’une famille avec un père qui était dans les mêmes idéologies que vous, les mêmes références politiques, la bonne bourgeoisie catho de droite-extrême droite. J’en connais tous les codes, toutes les idéologies.
Donc toute mon enfance, mon adolescence, j’ai entendu la même récitation. Les mêmes façons d’agir et de réagir. Ce père était membre surnuméraire de l’Opus Dei.
Donc formaté idéologiquement selon certains codes.
En plus, nous recevions et nous allions dans le grand monde, avec les bons notables, les bons hauts-clercs qui vont bien. Avec les bonnes affaires aussi. Donc ce monde, je le connais physiquement et sous toutes ces coutures. Je sais donc de l’intérieur de quoi je parle quand je dis certaines choses. Je ne répète pas une leçon. C’est du vécu, les gens, pour certains, je les ai vus chez mes parents ou dans des réunions mondaines. J’ai entendu leur discours, observé leurs comportements.
Si je lis beaucoup, j’ai une approche matérielle des choses dont je parle.
Quand je vous lis et la façon dont vous répondez, je retrouve ce même formatage, ces mêmes limites que j’ai vu en live toute mon enfance et mon adolescence. Comme si le catholicisme se réduisait à des formules. Cette peur panique de parler vrai avec son cœur. Ces préjugés aussi que vous affichez sur toute personne qui a un profil et une approche catho différente.
Il se trouve que mon père qui était vraiment dans ce type de comportement, il a fini les pieds devant dans des circonstances absolument abominables. Son confrère aussi. Ces hommes étaient persuadés d’être de bons catholiques et une élite spirituelle et sociale. D’avoir la juste attitude pour tout (ce qui est risible tant le comportement violent, maltraitant de mon père était aux antipodes de ses soit disant valeurs cathos). Et il était persuadé avec l’extrême droite catho auquel il appartenait aussi, après s’être proclamé gaulliste à qui voulait l’entendre, de mener le grand retour christique sur terre. D’être pour le coup avec ses potes surnuméraires et cadres de Démocratie Libérale et copains avec De Villiers, des hérauts de l’Evangile.
On voit que ça l’a mené juste à se faire dépouiller financièrement et se faire assassiner ainsi que son confrère.
Formidable fin n’est-ce pas ? Et par dessus le marché, qui a dû se confronter pendant des années à l’OD et défendre les intérêts de cet homme qui m’avait accessoirement violée, battue, qui avait battu durant des années ma mère, violé ma soeur ? Ben c’est moi. La double peine, je l’ai vécue.
Vous parlez de Dutroux ? Moi je peux vous parler d’une affaire équivalente dans laquelle des hauts cadres de l’Opus Dei sont mêlés ainsi que des hauts clercs et des politiques de droite et d’extrême droite. C’est parce que mon père avait découvert ça qu’il a été assassiné. Et j’ai dû mettre les mains dans le cambouis de ces dossiers affreux. Et les étudier jusqu’à en vomir, avec ma soeur et l’avocat.
Si j’avais pas eu ma foi hors des clous cléricaux, hors des dogmes, franchement, je ne serais plus là pour en parler. Parce que devoir défendre un homme qui a à ce point été criminel pour les siens, adhéré à des idéologies aussi mortifères face à une secte tueuse et ultra criminelle qui se prétend la crème du catholicisme, a des dogmes et des formules cléricales plein la bouche, franchement, je ne le souhaite à personne.
Alors quand je vous vois adopter les mêmes comportements dogmatiques que cet homme, mais plus jeune et d’une autre génération, tout en sachant bien où ce genre d’attitude mène, j’ai envie de vous dire (parce que je pense qu’il y a quand même un peu plus d’espoir chez vous que chez feu mon paternel) : la foi est autre chose que des formules récitées, que des ligues sectaires et des milices armées braillant des alleluias et persuadées qu’elles vont être le fer de lance des chevaliers de l’Apocalpyse. C’est autre chose que des journaux d’extrême droite avec des avis tellement caricaturaux, tellement racistes et antisémites et réactionnaires que ça fait rigoler. Et des pas de l’oie et un fantasme colonialiste et ultra libéral à l’avenant. Et un système de baronnie dont s’est largement inspiré hélas le PS.
Ce dogmatisme vous a conduit dans les blessures. Comme il a conduit tant de gens dans des souffrances terribles et parfois à être assassiné comme l’ont été mon paternel et son confrère. Même chose pour le cléricalisme.
Et ça ne vous fait toujours pas tilt ? Ca ne vous donne pas envie d’autre chose au plan spirituel ?
De vivre la foi vraiment et autrement ? Vous ne comprenez pas que cette attitude dogmatique et pleine de cléricalisme et de révérence au système est justement celle qui mène au pire ?
Apparemment pas…vu le discours que vous continuez à tenir et je trouve ça juste dommage et triste. Et j’ai besoin de vous le dire. De vous faire réaliser la situation.
Parce que je n’ai surtout pas envie de voir d’autres frères et soeurs englués dans les mêmes turpitudes qui ont amené le pire dans ma famille. Si je parle cru et vrai, c’est un peu pour faire réaliser la violence inouïe de ce petit monde très clérical, très dogmatique, très bcbg, très bourgeois, très à l’extrême droite de Dieu, qu’on parle du versant paysan comme du versant notable ou cadre/cadre sup. Qui peut se faire abîmer, torturer mentalement, psychiquement, intellectuellement au plan religieux, au plan sectaire, mais qui continue quand même de révérer le même système.
Pour moi, désolée , c’est du masochisme profond. Je ne sais pas comment matérialiser ça autrement.
Personnellement, je ne peux pas révérer un système qui fait des snuff movie avec des handicapées mentales et vient ensuite vous parler les mains jointes et la bouche en cœur de la grâce de Dieu. Je peux pas cautionner un clergé associé avec une certaine bourgeoisie affairiste et politique, qui a du sang sur les mains d’enfants, de femmes, d’hommes pour de l’argent, pour du pouvoir, pour des privilèges, et qui passe son temps à nous faire la leçon sur ce qu’est Dieu ou pas. Ce qu’est le bien ou le mal. Et qui nous diabolise et culpabilise sur tout et n’importe quoi.
Parce que là, non, je crois que la différence bien/mal, Dieu, la foi, c’est juste pour eux un instrument de pouvoir. Pas du tout une spiritualité saine. Ca n’a rien à voir avec l’Amour Infini que j’ai rencontré en coma dépassé. Rien du tout.
Mon rapport à Dieu est direct, franc. Il n’est pas du tout dans cette hypocrisie et dans cette recherche de domination. Mes valeurs ne sont pas celles de ce petit monde auquel vous continuez d’adhérer malgré vos souffrances comme s’il n’y avait aucune autre alternative.
Voilà. Je n’ai pas envie d’épiloguer plus avant.
Parce que je pense que ça ne sert strictement à rien.
Le jour où vous aurez envie de vraiment discuter vrai sans vous abriter derrière des formules, il fera beau.
Et alors je crois que vraiment, là nous pourrons échanger de façon constructive.
Pour le moment, je pense que ça devient très compliqué.
Parce que vous n’avez peut-être pas suffisamment compris l’envers du décor ni clérical ni du milieu politique que vous souhaitez défendre et dont pourtant, vous avez eu vent par certaines lectures.
A contrario malheureusement, je l’ai découvert cet envers du décor dans ma propre famille, jusqu’au plus noir de tout ce qu’un être humain peut faire à d’autres. Et je l’ai vu aussi dans le milieu notable et bourgeois et clérical que mes parents fréquentaient.
Je connais bien le dessous des cartes des rallyes et des soirées mondaines.
Dieu merci, contrairement à vous, d’autres victimes conscientisent, même sans un vécu aussi traumatique que le mien, ce que je vous explique.
Et ces victimes se lèvent et disent stop, et refusent de continuer à se faire laminer, abuser par des formules dogmatiques et réclament justice, et portent plainte et deviennent lanceurs d’alerte. Et savent à quoi s’en tenir avec le clergé catho, partenaire des sectes que nous dénonçons ici.
Dieu, ils ont bien compris qu’il n’était surtout pas dans des formules, ni dans des dogmes ni dans l’apparat religieux. Mais dans la vie quotidienne toute simple.
Dans le partage, dans le parler vrai, dans la contemplation de la nature.
Pour conclure, je n’aime surtout pas m’énerver.
Que ce soit verbalement comme dans un message. Votre attitude clairement défiante, systématiquement abusive, m’y a poussée.
La fatigue de fin d’année scolaire enseignante, plus quelques soucis santé en rajoutent une couche de plus. Donc j’ai moins de patience quand je réponds.
Et quand il s’agit de choses que je connais bien et que j’ai vécues de longues années, que je vois les mêmes comportements abusifs, les mêmes formules théoriques, les mêmes attitudes de déni et de révérence, forcément, ça me fait réagir un peu frontalement et abruptement.
Parce que je sais ce qu’il y a derrière et où ça mène, malheureusement.
Alors je dis les choses. Brutes de décoffrage. Parce que quand je les dis de façon courtoise et polie, malheureusement, c’est comme si je pissais dans un violon.
Ou que j’étais une affabulatrice. J’ai même vu traîner un terme ces jours-ci qui se voulait savant pour me faire passer pour une personne qui parlait juste pour parler.
Sans avoir de connaissances de terrain. Ben désolée, si malheureusement. J’ai la connaissance du terrain, j’ai la pratique jusqu’à la lie de tout ce joli monde.
Et je ne vous sers pas juste des liens, Damien, j’explique les choses et j’essaie de vous faire réfléchir un peu par vous-même. Pas de répéter un article de La Croix ou de Famille Chrétienne.
J’ai beau être pédagogue et plutôt cool, parfois, franchement, face à votre déni, c’est rude. C’est un peu comme si je me trouvais face à quelqu’un que les médicaments ultra chimiques rendent malade avec des effets secondaires pas possibles mais qui continue à en prendre quitte à aggraver son état de santé plutôt que d’essayer de la phytothérapie ou de l’homéopathie.
Personnellement, ça me dépasse ce genre de comportement.
Mais bon, si ça vous fait plaisir, ça vous regarde.
C’est pas ma vie. Je doute que ça vous rende heureux. C’est tout.
Bonne journée ! Et sans rancune.