Le 21 juin 2011, le tribunal ecclésiastique de Lyon a reconnu le fondateur de Points-Cœur, le père de Roucy, coupable d’abus de pouvoir ecclésiastique, d’abus sexuel et d’absolution du complice. Il lui a interdit de confesser les membres de Points-Cœur pendant 3 ans et l’a condamné à verser des dommages et intérêts à la victime pour un montant de 70 000 €. L’avocat de la victime a fait appel du montant des réparations, qu’il considérait ne pas reposer sur un critère objectif.
Le 5 mai 2015, le tribunal ecclésiastique de Montpellier a confirmé la sentence de 2011, en élevant le montant des dommages et intérêts à 80 000 €. En outre, il a condamné la congrégation des Serviteurs de Jésus et Marie, dont le père de Roucy était le supérieur à l’époque des faits, à verser pour sa part à la victime 15 000 € de dommages et intérêts.
Or, certains partisans du père de Roucy ne cessent d’insinuer que la sentence était arbitraire, répétant que c’est parole contre parole. Ils vont jusqu’à mettre gravement en cause le fonctionnement de la justice ecclésiastique.
C’est pourquoi nous avons saisi l’instance qui a formé ce tribunal et en a nommé les juges à la demande de la Congrégation pour la doctrine de la foi, à savoir l’archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, qui nous a fait répondre le 13 mars 2016 qu’il s’étonnait des rumeurs circulant autour de la sentence posée par l’Officialité interdiocésaine de Lyon.
« Le tribunal était constitué de juristes au-dessus de tout soupçon et présidé par un canoniste unanimement respecté, considéré comme un maître en droit canonique, et qui a exercé au plus haut niveau de la juridiction ecclésiastique, le Tribunal suprême de la Signature apostolique. Rien ne permet de mettre en doute le sérieux de l’enquête et la rectitude du jugement. Les faits sanctionnés n’ont d’ailleurs pas été contestés par le P. de Roucy. »
Et c’est l’avocat du plaignant qui a fait appel du montant de la somme fixée pour réparer les torts causés pas le P. de Roucy.
« La Congrégation de la Doctrine de la Foi, qui a été saisie de l’appel, n’a pas jugé qu’il fallait remettre en cause les faits. L’Officialité interdiocésaine de Montpellier, qui a jugé en appel, ne les a pas remis en cause non plus et s’est, au contraire, appuyée sur eux pour fixer une somme supérieure à celle fixée par la première instance. Mgr l’évêque de Toulon, dans le communiqué adressé aux évêques de France, puis au public a clairement repris les faits sanctionnés.
Le cardinal Barbarin s’en tient, selon le droit, à l’entier respect de la chose jugée. »
Appel de Lourdes 2013
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