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Emprise enfant 1988-1995
Agée de 85 ans une de mes tantes née en 1900 m’a dit qu’il valait mieux garder ses distances avec ordonnés et consacrés… le curé qui faisait le caté prenait les filles sur ses genoux pour leur caresser les fesses. J’avais alors 40 ans et 4 enfants. Après la mort de son fils ainé, mon parrain, j’ai lu, parmi des écrits qu’il avait laissé, qu’un jésuite l’avait obligé à le masturber en lui faisant tenir un « gros crayon » entre ses cuisses et lui fouettant le dos pour qu’il s’active. C’était en 1933, il avait 10 ans et venait d’entrer au collège dont sa mère l’a immédiatement retiré (elle a compris ses explications et savait d’expérience !). Le cellule d’écoute des jésuites a été informée. Lors d’une inhumation j’ai revu des amis d’il y a 40 ans qui m’ont appris que les deux moines bénédictins successivement curé de notre paroisse d’alors ont fait l’objet de 3 plaintes pour crimes sexuels -Léon aimait les garçons, Henri les filles-… l’archevêque est venu en personne desceller la plaque de marbre gravée en leur mémoire payée par des paroissiens. Un de nos garçons, renfermé, qui était au caté avec Léon, se demande si…. Il n’y a pas que des communautés récentes et déviantes, il n’y a pas qu’ordonnés et consacrés : 1 enfant sur 5 serait victime selon conseil de l’Europe ! Le déni, le trou de mémoire sont des défenses naturelles et il est certainement très pénible de poursuivre sa vie sans réponse a une telle question.