En réponse au message :
AUX VICTIMES DE RELIGIEUX OU RELIGIEUSES, MÊME DÉCÉDÉ(E)S :
Nébuleux 🙄 Un article de l’hebdomadaire Réforme en parle en détail, renvoyant vers un site toujours « en construction » :
http://www.reconnaissancereparation.org/
Nulle trace de cela sur le site de la CORREF (ai-je mal cherché ?). Il s’agit d’après l’article de l’hebdomadaire - protestant (!) - d’indemniser les victimes de religieux pédocriminels, donc seul(e)s les mineur(e)s seraient concerné(e)s. Antoine Garapon sur France-Inter livre une version légèrement différente :
« La deuxième différence, c’est que nous sommes compétents pour les adultes vulnérables. Car, par exemple, une jeune femme qui rentre très tôt dans une congrégation n’a, au bout de quelques années, plus de patrimoine, parfois plus de contacts avec les proches et peut être ou avoir été sous l’emprise d’un abuseur. »
Soit, mais une personne vulnérable en droit pénal, c’est :
« un mineur de 15 ans ou une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse. »
A moins d’avoir été abusé(e) sexuellement par un religieux alors qu’on était :
1. mineur(e) (de préférence de 15 ans)
2. âgé(e)
3. malade/déficient(e)
4. enceinte
on a peu de chances de recevoir une indemnisation. C’est ce que dit d’ailleurs M. Garapon qui n’en fait pas mystère :
« La réparation financière ne sera sans doute qu’une petite partie de notre travail. L’essentiel sera la reconnaissance : une écoute de ces hommes et ces femmes, afin qu’ils puissent déposer leur fardeau dans un cadre préparé pour cela. »
Sauf pour ceux et celles qui se payent de mots, le mot d’ordre « RÉCLAMEZ ENFIN VOTRE DÛ ! » qui introduit ce billet me paraît bien controuvé.