En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Le samedi 12 juin 2021
Suricate,
Je ne veux pas vous blesser. Mais il me semble qu’il y a cinq choses différentes dans votre message.
- Chaque être humain qui a souffert ( hors Eglise ou dans l’Eglise ou les deux ) a tout à fait le choix de donner un sens personnel à sa souffrance. Il n’y a rien à en dire ni à en juger.
- En revanche, il doit aussi accepter le sens ( ou le non sens ) que d’autres donnent tout aussi librement ( car c’est leur affaire ! ) a leurs souffrances.
- Cette expression de « souffrance suave « me heurte profondément. La souffrance, l’extreme déchéance physique et morale, la torture, le viol etc…n’ont rien de « suave ». C’est ce qui fait leur horreur qui dépasse l’entendement humain…Et le Christ n’est pas mort « suavement « , pas plus d’ailleurs, semble t il d’après un témoignage reçu, que le P. Marie Eugène de l’enfant Jesus auquel vous faites allusion. Un cardinal de Paris, aujourd’hui décédé dans de grandes souffrances, demandait à ses prêtres de ne pas trop faire d’homélies sur la « valeur « de la souffrance.
- Cette explication/ obsession du démon fait fuir, consonne plus avec la mort qu’avec la vie et empêche de recourir à la raison et à l’intelligence pour expliquer les choses. Or Dieu nous a donnés raison et intelligence pour que nous nous en servions, comme Il nous a aussi délivrés de la peur pour nous donner Sa Vie.
- De même, on n’a pas le droit de se faire juge à la place de Dieu pour mettre tout le monde ( ou presque ) en enfer. Pour moi, cela relève du blasphème, même si ce n’est pas catho tradi ( conforme à l’enseignement de votre « cher abbé ) ou même pas catho du tout…