En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Damien,
Que St Vincent de Lerins soit docteur de l’Eglise, pape ou Dieu lui-même m’indiffère 🙂 L’argument d’autorité n’a aucun sens pour moi. Je maintiens : il y a une histoire de l’Eglise, des dogmes, des sacrements, de la prêtrise etc.. que l’on n’est pas obligé d’interpréter selon la ligne « officicielle » comme développement de ce qui a toujours été en germe à l’origine dans les Écritures ; ce qui a donné d’ailleurs la réforme protestante. Vatican II est revenu sur certaines affirmations antérieures, et non des moindres.
Je maintiens aussi que les fondateurs de communautés nouvelles se sont montrés très fidèles au pape et au magistere, ce qui a permis à l’Eglise de les reconnaître, que Jean Paul II en a même fait le fer de lance de la « nouvelle Évangélisation » et des JMJ, qu’ il les a tous ou à peu près rencontrés et encouragés, que le Père M.D. Philippe avait une très bonne formation thomiste, que ses très nombreux écrits faisaient encore autorité il y a peu de temps, que le fondateur du « Chemin neuf « est un Jésuite etc…, qu’Emiliano Tardiff qui était prêtre ( et non laïc ! ) organisait de grands rassemblements de guérisons, que les graves turpitudes de certains ne se sont révélées qu’après leur mort et ont été mises à jour , avec beaucoup de difficultés et de résistances, par les victimes qui ont eu le courage de parler et de déboussoler ces « icônes « adulées de leur vivant. Il est très facile de faire maintenant que ces révélations ont eu lieu, encore une fois, avec beaucoup de difficultés et de résistances ( et c’est loin d’être termine) une lecture rétroactive des événements. Tout n’est donc pas si simple, et, en l’occurrence les papes, les autorités ecclésiales ont fait preuve d’un grand aveuglement, tout simplement parce que ces mouvements et communautés ne remettaient rien en cause ni du dogme, ni de la discipline de l’Eglise, attiraient beaucoup de fidèles et étaient pourvoyeuses de vocations.