En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Les diableries sont vos croyances, Suricate. Qui vous regardent et que je respecte. Mais se ne sont pas les miennes. Personnellement je pense que l’humain sait être criminel jusqu’au plus abominable crime tout autant qu’il peut être d’une bonté ineffable. Qui peut le bien peut le mal et inversement. Nous le voyons tous les jours que Dieu fait. Le mal pour moi, vient principalement des peurs et des souffrances, résultats de conditionnements qu’ils soient familiaux, sociétaux, religieux, sectaires. A partir du moment où l’humain prend conscience de cela (c’est à dire la plupart du temps entre 20 et 30 ans), il comprend qu’il peut traiter ses souffrances, ses peurs, les dépasser pour être davantage en accord aussi bien avec lui-même qu’avec le reste de la société et de son environnement. Et donc parvenir à une certaine harmonie personnelle. Qui ne se fera pas sans difficultés ni obstacles mais qui va progressivement diminuer, à mesure que l’humain conscient se réalise pleinement et s’aligne sur ses propres valeurs et non sur le conditionnement dont il est issu.
A défaut, s’il reste dans le conditionnement de départ qui a généré en lui peurs et souffrances, il développe aussi bien des souffrances que de la violence : envers lui-même comme envers autrui. Et il reportera sur une entité extérieure parfois, les raisons de son mal-être comme de son bien-être. C’est un choix. Mais là encore rien de diabolique. Juste de l’humain.
Je n’ai contrairement à vous pas une approche évangélique littérale, Suricate. Parce que j’ai aussi une culture juive familiale, un peu de culture orthodoxe qui fait que je lis différemment les évangiles d’une personne qui n’aurait qu’une culture catholique romaine. Mine de rien ça change la donne. Et dans la compréhension des textes et dans la considération que j’y porte. Je n’ai pas de goût pour l’intégrisme. Votre approche vous regarde. Permettez aux autres d’en avoir une autre. Merci d’avance.