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Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Bonjour, mes sources : cet extrait d’un article de Philippe de Labriolle publié le 30 novembre 2020 dans "La lettre de la Paix Liturgique." Philippe de Labriolle est psychiatre des hôpitaux. C’est à ce titre que je prends au sérieux son avis. "Si il y a bien un passage stupéfiant pour un médecin (fut-il psychiatre), c’est l’incroyable inconsistance du bilan médical censé faire foi. Deux cadors lyonnais, acquis à la cause de l’âme privilégiée, vont caler devant une hypertonie oppositionnelle, pour ne pas faire souffrir l’élue ! Les jambes de Marthe étant repliées sous le siège, l’authentification d’une lésion neurologique passait par la recherche, élémentaire en neurologie, du signe de Babinski sur la voute plantaire externe. Pour l’atteindre, nul besoin de vaincre une « contracture » douloureuse. Il suffisait d’incliner la patiente sur le côté, pour libérer le siège, et les pieds. Faire son métier, c’était, méthodiquement, mettre en doute les causes de l’impotence, et penser la symptomatologie recueillie. Les cadors firent le choix de battre en retraite. En clair, cet examen, tel qu’il est relaté, est indigne du corps médical. Et sans aucun rapport avec la rigueur du Bureau des Constatations Médicales de Lourdes. En ce qui concerne le degré réel d’handicap, et le point crucial des aléatoires stigmates, il devrait être facile d’opposer, de source autorisée, quelque argumentaire clinique démentant l’inconsistance de l’examen médical des lyonnais, tel que rapporté par le carme. Le brulot « à charge » aurait-il tronqué le dossier médical disponible, et dissimulé des preuves fournies par la science ? L’établir eût été fatal à la thèse contraire. Que ne la produit-on depuis six semaines