En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Pour ce qui est de la préemption des terres des Moilles : les Safer n’existant que depuis 1960 il n’en était pas question en 1942. Le clergé local ne pouvait pas être intéressé. À mon avis seuls les voisins pouvaient avoir des vues sur ces terres. Elles revenaient alors au plus offrant. Je ne connais pas le détail de la transaction. Ce qui me paraît curieux dans cette forme l’encéphalite dont aurait souffert Marthe c’est qu’elle aurait épargné deux doigts pour le chapelet, le cerveau et la langue pour parler. Vraiment si c’est la divine providence qui a dirigé les opérations, elle est bien perverse. Impossible de mettre des photos sur ce blog qui est par ailleurs très bien fait, mais si c’était possible j’aurais juxtaposées les photos des malades de l’article que vous nous communiquez et celles que nous avons de Marthe à 24 et 28 ans après 12 ans de maladie. Aucune commune mesure ! Le propre de la névrose de conversion c’est la suggestibilité. Si Mathe a lu dans le journal la description de la maladie, elle l’a reproduite. Tous les hypocondriaques savent ça…Je ne vois pas dans l’exploitation de ces phénomènes extraordinaires d’abord une question d’argent mais d’abord une passion apostolique. L’argent et l’influence jusqu’à la Papauté c’est venu après. Il y a aussi derrière tout ça une idéologie politique c’est sûr. Les meilleurs amis du Foyer étant Marcel Clément et l’homme nouveau, Jean Guitton etc…Marthe jeune malade a subi des maltraitances de la part de son père et de son frère. Laissée seule à la maison elle a dû apprendre à se débrouiller avec son impotence. Se déplacer comme elle a pu se nourrir comme elle a pu et elle a conservé ces habitudes comme une seconde nature, dans la dissimulation. Mais si vraiment elle était akinetique ,enfermée dans son corps comme une statue, je lui présente mes excuses. Seulement ça n’explique pas son somnambulisme, son agitation nocturne, les circonstances de sa mort…Conrad de Meester n’aurait pas pris le risque de son livre s’il n’était pas convaincu de la véracité de son enquête.