En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Désolée de vous contredire Marie-Christine mais la vérité relève de la croyance. Chacun a la sienne propre qui change à chaque seconde et à chaque étape de vie. Comment parler d’objectivité en ce cas ? Si vous pouviez m’expliquer… Pour ça que je préfère utiliser le mot réalité. Qui part de faits concrets. Pas de croyances. Ca me paraît beaucoup plus solide, moins mouvant.
Pour moi la notion de vérité n’existe pas. C’est un abus de langage, beaucoup trop utilisé par les religions. Et utilisé pour soumettre, culpabiliser, terrifier, dominer alors que la vérité que les religions présentent, n’est fondée que sur des croyances limitées aux intérêts du moment des religions et aux objectifs qu’elles se sont fixées pour obtenir la soumission des populations. Donc on ne peut pas parler d’une vérité stable et encore moins fondée sur des faits concrets mais plutôt sur de la mythologie, c’est à dire une fabrication symbolique, archétypique destinée à fasciner pour mieux dominer.
Je préfère donc le terme de réalité historique, sociologique, pathologique, médicale, scientifique, physique, biologique, géographique, anthropologique, comportementale, généalogique, politique, financière, économique plutôt que des vérités fondées sur des croyances forcément mouvantes et changeantes pour chaque personne suivant l’âge, le contexte, les épreuves, les joies, les chagrins, les limites, etc, etc.
Ce qui vous énerve est qu’une fois que j’ai appris quelque chose sur des supports réels, du vécu concret et non sur des croyances ou une posture intellectuelle, j’en parle franchement avec une certaine autorité. Pas parce que j’y crois, mais parce que j’ai saisi que le support est sérieux et est fondé sur du concret vécu.
Support que vous, vous légitimez la plupart du temps uniquement vis à vis de messages et de liens postés par des hommes, pas par des femmes (sauf si elles ont un titre professionnel qui vous impressionne). Je le vois en vous voyant réagir à différents commentaires depuis un moment. Quand c’est une femme qui ose brandir des sources ou dire quelque chose qui vous titille, forcément, vous êtes dans le jugement et la contestation de ce que cette femme dit.
Donc je ne sais pas si finalement, c’est mon propos personnel qui vous indispose tant que ça ou le fait que vous accordez seulement l’autorité et la légitimité du discours à la gent masculine. Alors, j’ai presque envie de vous dire ceci : accordez-vous à vous-même une légitimité et une autorité pour pouvoir la reconnaître chez d’autres personnes du même sexe que vous. Du coup, vous trouverez mon intervention et celle d’autres femmes, normales, parce que vous vous serez légitimée préalablement dans vos propres avis sur différentes questions. Je le dis en toute cordialité et sororité.
Oui, nous avions démarré un échange ailleurs avec Claudine et même si je peux être un peu brute de décoffrage, ce que je reconnais sans peine, je ne suis pas du genre à vouloir blesser sciemment ou faire des procès. C’est pas le genre de la maison.
Et je ne me formalise pas pour autant de votre réaction virulente. Si je devais me formaliser à chaque fois que je discute avec des personnes avec lesquelles je peux ne pas être d’accord et qui ont des préjugés sur mes propos ou ma personne, je n’en aurais pas fini. Donc keep cool ! 😉)