En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Je ne m’en prends pas à Claudine personnellement, Marie-Christine. Il n’y a aucun procès de ma part à son encontre. Elle le sait puisque nous avons échangé de façon cordiale sur le blog de Pascal. Et je sais qu’elle réalise l’escroquerie. Mais il y a une part d’elle qui s’accroche à ce passé complètement mensonger mais néanmoins certainement séduisant. Donc je lui rappelle les choses qu’elle sait au fond. Mais sur lesquelles elle revient quand même, comme s’il y avait toujours un besoin de s’y raccrocher. Eh oui c’est dur de sortir d’un conditionnement qui remonte à l’enfance. Ce n’est surtout pas évident. Parce que ça réveille des peurs de l’abandon, l’angoisse du rejet, de la trahison, de l’humiliation. Tout ce qui a été activé, voire suractivé durant l’enfance et qui se réveille quand à l’âge adulte, on se retrouve ébranlé(e) par une situation qui mêle la construction familiale, religieuse, les chères affections et nous laisse orphelins. Comment l’adulte peut-il réconforter l’enfant intérieur en soi qui pleure le mensonge dont il n’est pourtant pas l’auteur…Oui c’est dur, difficile. Il faut beaucoup d’amour et de compassion pour soi, pour s’autoriser à avoir mal d’avoir été aussi maltraité, manipulé affectivement, religieusement et par des gens en plus, du voisinage (Claudine vivait à proximité de chez Marthe). C’est un peu comme une maltraitance familiale dont on ne prendrait connaissance consciente que très tardivement. Mais Claudine n’est pas seule à avoir vécu une telle forfaiture. Et elle n’est plus cette petite fille flouée. Elle a construit de quoi rassurer la petite fille en elle. Alors il faut activer cette construction qui va réconforter son enfant intérieur et lui permettre de sortir de la douleur. Et elle en est d’autant plus capable qu’elle est professionnelle psy. Elle connaît la route et elle sait qu’elle a les clés. Donc avanti !
Enfin, je donne des clés de compréhension de ce que j’avance via le bouquin de Véronique Auzépy Chavagnac. Chacun peut s’y reporter pour comprendre la genèse de l’affaire Guitton-Robin-Finet. Peut aussi se reporter à l’ouvrage de Muizon et faire également le comparatif avec Thérèse Neumann et ce qui rapproche les deux femmes dans leur entourage d’instrumentalisation et ce qui les sépare.
Et s’il y a bien une chose que je fais à chaque intervention, c’est de dire que ça reste ma vision personnelle et pas une vérité. Surtout pas. Je déteste le mot qui est complètement subjectif et jamais objectif. Car la vérité relève de la croyance, pas du tout de la réalité. Donc prétendre que je n’ai pas une approche honnête, c’est franchement de la mauvaise foi de votre part, Marie-Christine. Et là pour le coup, c’est de l’attaque personnelle et gratuite.