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Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Dans la Genèse il n’est pas question d’une pomme, mais du « fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. » En latin malum signifie à la fois un mal, un malheur et … une pomme. Et malus désigne un pommier ou l’adjectif mauvais. D’où le proverbe : Mala malus mala mala dat. Traduction : un mauvais pommier donne de mauvaises pommes. C’est probablement l’origine de cette fameuse pomme,.là ou la Genèse ne parle que du « fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». Ni la pomme d’Adam, ni « croquer la pomme » ne sont bibliques ! Pas plus que les pommes du jardin des Hespérides ! C’est Cranach l’Ancien qui fait cette analogie tardive dans ses toiles représentant l’Eden au moment où la Renaissance redécouvre le monde gréco-romain.
On trouve le terme de péché originel chez S. Augustin, mais la notion se trouve déjà chez S. Paul : « Nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde » (Romains 5,12) Le péché originel fait partie de la Foi de l’Eglise dont le Credo de S. Paul VI est la formulation la plus complète :
"Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous professons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, « non par imitation, mais par propagation », et qu’il est ainsi « propre à chacun ».
Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, « là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé »."