En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Merci pour le témoignage de votre mère qui vous a fait dans un contexte très particulier. J’ose espérer dans le désir mutuel et l’amour.
Si elle a décidé de vous garder envers et contre tout, c’est qu’elle s’en sentait la force et le courage et l’amour aussi. Et ça a été son choix.
Mais vous avez plein de femmes qui ne peuvent pas assumer ni physiquement ni psychiquement ni affectivement. Et personne n’a à les forcer à poursuivre une grossesse et accoucher alors qu’elles ne le souhaitent pas. Mener une grossesse à terme et donner naissance, comme élever un enfant doit être un choix. Pas quelque chose que l’on subit, qui est forcé, imposé. C’est important pour l’équilibre psychique, mental, émotionnel, identitaire tant des parents que des enfants. Il y a déjà suffisamment d’aléas et d’épreuves dans une vie sans rajouter des traumatismes supplémentaires qui mettront à mal l’identité et l’équilibre intérieur.
Si votre mère vous a aimé et entouré, c’est une force dans la vie. Même si elle ne fut pas aidée dans son parcours de femme et de mère, vous pouvez vous réjouir d’avoir eu une mère aimante et engagée.
Du coup, je ne comprends pas comment vous pouvez, au regard de tout ce que vous avez vu votre maman subir de pressions, de difficultés pour maintenir son autonomie financière, vous élever, avancer, être opposé à l’avortement. Vous devriez réaliser que tout le monde n’a pas le courage de votre mère ni la santé ni l’équilibre intérieur (car il en faut pour affronter tout ce qu’elle a affronté). Et qu’à partir de là, le droit à l’avortement quand cette force, santé, désir et motivation n’existent pas, permet à des femmes comme à des enfants de vivre une parentalité et une enfance bien plus équilibrées et équilibrantes que si contraints et forcés.