En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Je vous mets les droits de l’homme en lien avec la charte universelle. Vous en bénéficiez tous les jours. Des hommes, des femmes et des enfants sont morts pour que vous puissiez disposer de ces droits qui ne sont, bien qu’universels jamais acquis :
https://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/index.html
Vous y trouverez bien des droits en lien avec le message christique.
Concernant le droit à l’avortement, pour en comprendre la nécessité, je pense qu’il faut non seulement être femme, mais avoir été confrontée à une situation de grossesse non désirée dans une situation difficile voire traumatique. C’est mon cas. Si ce droit n’a pas toujours existé, des femmes sont mortes dans des souffrances abominables durant des siècles suite à des avortements clandestins dans des conditions sanitaires épouvantables. Ce droit à l’avortement permet l’encadrement de l’avortement au plan médical et sanitaire et évite la mort des femmes, voire le suicide de femmes enceintes enchaînées au désespoir et à l’incapacité de pouvoir supporter psychiquement comme physiquement la grossesse. Ce droit bénéficie également au clergé quand certains clercs ayant une liaison ou vivant une histoire d’amour avec une paroissienne ne veulent pas d’enfants. Vous avez une clinique privée par épiscopat qui est chargée des avortements et accouchements de religieuses, de maîtresses, compagnes de prêtres. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Pour info, la clinique est à Lyon. Je l’ai appris par une ex-religieuse sur le reportage de Serge Bilé datant de 2010. Quant à l’euthanasie, je ne vous souhaite pas ni à vos proches d’avoir une maladie tellement grave qu’elle en devient insupportable tant en terme de douleurs que de dégradation physique, psychique, relationnelle. Parce que le jour où vous serez au fond du fond du désespoir et que vous tendrez du doigt une arme quelconque pour qu’on vous ôte la vie, tellement vous ne pourrez plus supporter l’état de quasi légume et qu’on vous proposera plutôt un exorcisme en vous disant que vous êtes possédé du démon, peut-être vous poserez-vous la question de l’euthanasie sous un angle différent et cette fois-ci comprendrez la nécessité dans des circonstances et des situations bien précises.
Concernant ces droits, ce n’est pas le Grand Orient qui pousse, se sont les familles et malades condamnés par la médecine, la science qui se mobilisent. Et pour le droit à l’avortement, se sont les femmes les plus grandes militantes ainsi que quelques médecins conscients des réalités parfois terribles de certaines grossesses et qui ne permettent ni de supporter les 9 mois de grossesse ni d’envisager un accouchement.
Ces droits ne viennent pas d’idéologues ni de la franc-maçonnerie, mais de citoyens et de familles confrontés à des situations inextricables.
Mais pour comprendre ce type de vécu, il faut souvent avoir soit des proches confrontés à ces situations, soit les avoir vécu soi-même.
Je n’ai pas vécu l’euthanasie mais l’avortement dans des circonstances que je ne souhaite à personne. Donc je ne peux que remercier les femmes qui ont lutté, bataillé pour ce droit et qu’il s’exerce dans des conditions sanitaires et médicales correctes. C’est un immense progrès pour les femmes. Et qui permet véritablement de pouvoir vivre une parentalité désirée et non subie, voire se tuer pour ne pas avoir à supporter la grossesse et l’accouchement.
Si le clergé avait deux sous d’écoute véritable vis à vis des femmes et des souffrances qu’elles affrontent dans leur féminité, il y aurait plus d’égalité au sein des responsabilités cléricales, plus de considération des femmes et moins d’exploitation aussi.
Et ça n’a strictement rien à voir avec le Grand Orient ni la franc-maçonnerie.