En réponse au message :
Entretien avec Pierre Vignon : « Marthe Robin : une fausse mystique ? »
Comme les droits de l’homme reposent sur l’idée de l’absolue dignité de toute personne humaine donc historiquement sur une conception judeo-chretienne de la personne égale à toute autre ( les autres civilisations ne connaissant que des hiérarchies de nature entre castes inferieures et supérieures, esclaves et hommes libres, citoyens et étrangers, hommes et femmes etc…) donc qu’ils sont une sécularisation ( explicite ou implicite ) de cette conception judéo-chrétienne de la personne, je ne vois vraiment pas comment on pourrait opposer droits de l’homme et droits de Dieu.
Comment en effet « aimer Dieu que l’on ne voit pas si l’on n’aime pas son frère que l’on voit « . Et il n’est pas écrit que le samaritain ( hérétique ) ait aidé l’homme blessé parce qu’il obéissait à un commandement de Dieu, alors que Lévites et prêtres qui connaissaient parfaitement pourtant les commandements divins, passaient leur chemin Et même si la charité dépasse bien évidemment le simple respect des droits d’autrui, elle suppose d’abord ce minimum moral de respect du droit d’autrui à la vie, au respect de son intégrité physique et morale, de ses biens légitimement acquis etc…etc…
Et, par ailleurs, ces droits impliquent, pour être effectifs, des devoirs correspondants que les autres doivent observer. Donc ils ne prônent ni l’égoïsme ni la licence ou l’on peut faire ce que l’on veut puisque l’on a justement des devoirs à observer.
Faut il rappeler aussi que les dix commandements divins portent pour l’essentiel sur nos devoirs envers autrui, donc sur les droits de ce dernier.