En réponse au message :
Communiqué de presse de la Famille monastique de Bethléem
"Ce chemin est passé par une prise de conscience progressive et douloureuse des conséquences qu’a eue sur certaines soeurs une conception de l’autorité idéalisée, ou fondée sur une mauvaise compréhension de l’obéissance monastique, entrainant des abus d’autorité ou de conscience et une dépendance affective". J’ai cru mal lire. J’ai relu. C’est tarabiscoté comme tout : la "conception de l’autorité idéalisée" provient-elle des soeurs ou de la fondatrice ? La "mauvaise compréhension de l’obéissance monastique" est-elle inscrite dans la pensée de la fondatrice ou dans la jeunesse des soeurs ? Mais il s’agit de "certaines soeurs", pas de toutes. A cause d’elles, il faut modifier des choses. Traduction : des soeurs immatures et à la spiritualité peu éprouvée ( que font-elles dans la communauté ?) n’ont rien compris à ce qu’on leur disait et ont cru bien faire en en faisant trop, ce qu’on ne leur avait jamais demandé. Ces gourdes, pardon ces soeurs ensuite s’en sont plaintes. Mais grâce à une" prise de conscience progressive et douloureuse", on a bien compris que c’est exactement ce qui s’est passé, que c’est terrible la subjectivité. Eh oui, c’est bien triste, mais qui ne fait pas d’erreur. La cellule d’écoute pleine de compassion et de charité est là pour bien vous le réexpliquer. "En novembre, les assistants apostoliques s’étaient adressés aux prieures en ces termes : « Le temps est venu d’une reconnaissance claire des erreurs et fautes du passé, pour que le charisme que vous avez reçu puisse être pleinement vécu. Comme tout charisme, il a quelque chose d’unique et de précieux à apporter à l’Église. Le chemin vécu avec vous depuis plus de cinq ans, nous en a convaincus. » Une reconnaissance "claire" peut-elle vraiment soutenir la réalité d’un quelqconque charisme ? Et de conclure : "La branche des soeurs de la Famille Monastique de Bethleem a été fondée en 1950 et compte environ 550 soeurs réparties dans 29 monastères dans 15 pays. Elles vivent une vie monastique offerte dans l’adoration du mystère de la Très Sainte Trinité, avec la Vierge Marie, dans le silence, la solitude, la communion fraternelle, la liturgie et le travail." Waouh, que c’est beau. Alors on ne va pas larguer tout ça, hein… Mais les mots ont un sens. Recette d’une cellule de pensée (plutôt) : 1 Lire et relire le témoignage d’Hélène 2 Comparer avec ce "Communiqué de presse" 3 Réaliser qu’on a bien lu ce qu’on a lu ( en buvant un coup pour se remettre) 4 On reconnait l’arbre à ses fruits : ils ont été mauvais, ils sont mauvais, ils seront mauvais.