En réponse au message :
« Silences dans l’Eglise, par action et par omission » d’Anne Mardon
Bonjour Félix,
Je suis bien heureuse d’apprendre aujourd’hui que la source de mes malheurs dans l’Eglise est mon « état d’esprit dévoyé ». Et que l’écoute obéissante m’aurait sauvée. Que ne vous ai-je rencontré alors ! Probablement ne m’avez-vous pas très bien lue. (Au fait, je n’ai pas parlé de « plaisir » lors de la communion. C’était d’un autre ordre).
L’écoute obéissante… Le P. Thomas Philippe, grand abuseur devant l’Eternel (couvert alors par la hiérarchie), m’a baptisée 4 mois après ma découverte de Dieu, et sans catéchèse, personne ne s’étant donné la peine de m’initier, ce qui est fort dommage car cela m’aurait évité beaucoup d’ennuis par la suite. J’ai eu beau lui dire que je ne croyais pas en la résurrection ni que Jésus soit fils de Dieu, bof !… aucune importance, j’aurais aussi bien pu objecter que pour moi Mahomet était le dernier des prophètes. Lui, il savait.
Puis, le P. Pierre-Marie Delfieux, à Jérusalem, m’ayant affirmé que de toute évidence ma vocation était monastique, et que ç’aurait été une grande infidélité à Dieu de ne pas répondre à son appel, je me suis stupidement retrouvée sous un habit, ceci ne correspondant en rien à ce que ma conscience personnelle me soufflait. Mais lui aussi savait.
A combien de désordres peut conduire le manque d’écoute obéissante, tout de même !
Aujourd’hui c’est à ma propre conscience que j’obéis, pour l’instant cela fait nettement moins de dégâts. A moins que, en tant que malchanceuse fille d’Eve, je n’ai pas de conscience ou que celle-ci soit pervertie. Je pense que Dieu ne m’aurait jamais touchée au cœur si je m’étais fait de la foi la représentation que vous m’en donnez. Heureusement, c’est la liberté promise par le Christ qui m’importe et vers laquelle je ne peux m’empêcher de tendre, maintenant que je suis sortie des chaînes que l’on m’a imposées dans l’Eglise.