En réponse au message :
« Silences dans l’Eglise, par action et par omission » d’Anne Mardon
Bonjour Gérard, merci de votre réponse à Felix. J’aimerais préciser néanmoins que Jésus semble bien s’être encombré de cette Eve. Car, contrairement aux usages de l’Eglise « qui a d’énormes difficultés à accompagner les fidèles » et à laquelle Il doit « une écoute obéissante », Il semble de ne pas avoir respecté les règles et d’avoir donné à Anne la foi avant le catéchisme. A Sa défense (et heureusement !), Felix a bien repéré la racine de tout mal : c’est Anne qui s’est permit de ressentir du plaisir à communier. Peut-on rester de marbre face à « un état d’esprit dévoyé, qui a entraîné son aveuglement pour toute la suite » ? Aucune sainte canonisée n’a jamais ressenti du plaisir à communier ! En contemplant ce que Anne a osé ressentir (et de l’avouer, qui plus est !) - que Dieu est son Père et qu’Il l’aime (!!!) - qui pourrait encore tenir rigueur aux prêtres qui font ce qu’ils peuvent, les pauvres, pour faire comprendre que Jésus c’est eux, que la volonté de Dieu passe par leurs décisions, que Ses décrets passent par la parole de leur bouche, que Son Amour passe par le toucher de leurs mains ?… On en vient à regretter que la congrégation pour la doctrine de la foi n’est plus ce qu’elle était, car, à l’époque où elle s’appelait « l’Inquisition », elle savait ce qu’il convenait à faire à des femmes qui dérangent. Regardez Jeanne d’Arc, qui s’est permit de revêtir les habits d’homme et de se faire passer pour un chef de guerre, alors que « la base, l’origine, le début, c’est l’écoute obéissante ». Cette Jeanne d’Arc qui devait, comme la Vierge Marie qui filait en silence et ne regardait jamais par la fenêtre, rester à la maison, humble et docile ! Comment elle a terminé son chemin de désobéissance ? CQFD. Il ne faut jamais oublier : si on veut éviter le destin de Jeanne d’Arc, il faut obéir aux hommes plutôt qu’à Dieu.