Par Mirelle Pinheiro et David Ágape
Article publié en portugais, sur le site metropoles.com, le 23 août 2019
L’américain Rick Alan Ross, du Cult Education Institute est une sommité en matière de sectes. Il précise que ce concept présente trois caractéristiques principales :
- L’existence d’un leader autoritaire et absolu qui devient l’objet d’adoration. Ce personnage est la force motrice de la secte.
- Le leader utilise la persuasion coercitive et la réforme de la pensée (le « lavage de cerveau »), pour construire son emprise sur ceux qui le suivent.
- Ce chef utilise son influence pour exploiter ou nuire à ceux qui le suivent.
Selon Ross, le pouvoir que le dirigeant d’une secte exerce sur un groupe est « généralement obtenu par l’isolement social, le contrôle comportamental et émotionnel » sur les personnes.
« Dans la mesure où vous pouvez exercer un contrôle sur ce qui nourrit l’esprit, vous pouvez contrôler l’esprit », affirme le nord-américain.
Selon un psychologue espagnol spécialisé dans l’étude des sectes, Miguel Perlado, les dommages psychologiques causés par les « sectes destructrices » sont complexes et peuvent laisser des traces pour toute la vie. Il explique que les séquelles sont plus importantes chez les enfants que chez les adultes.
« Cette différence est due au fait que les adultes ont un certain bagage lorsqu’ils entrent dans une secte. Les enfants n’ont aucune autre référence que la structure proposée par le groupe », prévient Perlado.