Dans l’ENFER des Monastères…

l’emprise totale
Mercredi 6 septembre 2023

Des témoignages glaçants mais, malheureusement, bien réels. Vous pouvez voir le replay de deux témoignages de soeurs qui sont parvenues à sortir de l’univers carcéral et de l’emprise totale dans lesquels, avec la caution de l’Eglise Catholique et Romaine, elles vivaient. Partagez largement ces témoignages, essayez de les faire visionner aux milliers de sœurs en France et ailleurs qui sont « en prison » et « sous emprise » au nom d’un « dieu » qui leur refuserait le droit d’être adulte : avoir une affectivité et une sexualité, et ne plus être sous dépendance totale à tous points de vue, se nier pour « sauver des âmes » ! Si le rapport Sauvé a mis en exergue les milliers (millions mondialement) de mineurs victimes d’abus sexuels, encore aujourd’hui puisque le système continue, les abus spirituels et psychiques sont légions et continuent partout dans des « monastères » ou des soeurs « si heureuses !! » vous accueillent au magasin du monastère. Ecoutez, vous comprendrez que derrière les sourires, vous cautionnez aussi des drames…

Merci à « France 2 » et à nos deux courageuses anciennes « soeurs catholiques », Catherine et Aurélie, qui ont vécu sous emprise durant des décennies. Dans l’Eglise, les femmes ont très vite été « cloîtrées » par les clercs pour ne pas les « tenter » et « prier pour eux » . Elles n’existent d’ailleurs que sous leur dépendance totale : leur « dire la messe » ou « les confesser »… sans les clercs, elles n’ont pas d’existence religieuse. C’est eux qui décident de leur « exclaustration » ! si d’aventure, elles souhaitent « sortir ». Le patriarcat religieux qui a enfermé toutes ces femmes « au nom de dieu » continue toujours en 2023. Il existe aussi des monastères d’hommes mais beaucoup moins nombreux. Heureusement les « vocations » se tarissent avec la libération de la parole et les témoignages sur Internet.

et

Catherine Draveil a écrit un livre qui peut aider aussi à sauver des personnes de l’emprise religieuse catholique : faites-le lire à vos filles, soeurs, cousines, tantes cloîtrées encore aujourd’hui si elles n’ont pas accès à Internet, un livre cela peut se cacher sous un habit :) Allez au parloir leur expliquer, montrez-leur les témoignages vidéos sur votre tablette : une brèche pour les aider à redevenir elles-mêmes à choisir par elles-mêmes et non « par obéissance totale » et à comprendre que « dieu » n’est pas là pour les enfermer, les castrer et les réduire à l’état de personnes totalement dépendantes car « il le veut ». Jésus ne s’est jamais enfermé et n’a jamais demandé cela à personne. Il était LIBRE et souhaitait que tout le monde le soit : les femmes comme les hommes. Quant à la prière, nul besoin de perdre sa personnalité, son autonomie pour y avoir accès. cf. le témoignage d’Aurélie : la vie spirituelle n’est pas réservée aux personnes qui s’enferment et obéissent à une « supérieure » elle est accessible à toutes personnes hors des religions. Merci encore à ces Catherine et Aurélie et à Faustine qui les interroge avec beaucoup de finesse et d’empathie.

Vos réactions

  • Dans l’ENFER des Monastères… 28 mars 2024 17:24, par volubilis

    https://cvpcontrelaviolencepsychologique.com/2013/02/18/les-45-agissements-constitutifs-du-mobbing/ Heinz Lehmann, sociologue et psychosociologue suédois, a défini en 1993 les 45 critères permettant de déterminer le mobbing (harcèlement, particulièrement sur le lieu de travail).

    Il s’agit de l’enchaînement, sur une période dépassant 6 mois, de propos et/ou d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés en général plusieurs fois par semaine, par un ou plusieurs protagonistes envers une tierce personne.

    On distingue 5 catégories de comportements répétitifs à l’égard d’une personne « mobbée » :

    I. Empêcher la victime de s’exprimer, II. Isoler la victime, III. Déconsidérer la victime, IV. Discréditer le travail de la victime V. Compromettre la santé physique de la victime. Plusieurs facteurs de risques semblent ainsi être constitutifs des cas de mobbing :

    le sentiment de la victime de ne pas avoir d’alternative à son poste et la crainte de le perdre un mauvais climat social dans l’entreprise une communication déficiente et un manque de soutien social et de solidarité une équipe dans laquelle règnent la frustration, la jalousie et la volonté de trouver un bouc émissaire un travail stressant, comportant des rythmes soutenus et une organisation du travail floue, dont les rôles et les tâches ne sont pas bien définis (dans ces conditions, il est difficile de trouver du temps pour communiquer et pour essayer de résoudre les conflits) une équipe constamment sous pression (surcharge de travail) ou placée en situation de concurrence, ou au contraire un manque de travail. Les conséquences pour la victime « mobbée »

    Cela peut provoquer une forme de stress. S’il s’accumule et que la personne n’a pas de période de repos complet, c’est nuisible pour son organisme. Elle risque de souffrir d’hypertension et peut tomber dans des comportements addictifs (alcool, tabac, prise de médicaments…). Sur le plan psychique, on remarque des états anxieux et des insomnies. L’individu ressasse et n’arrive plus à se concentrer. C’est le cercle vicieux vers la dépression pouvant mener parfois jusqu’au suicide.

    I. Empêcher la victime de s’exprimer 1. Le supérieur hiérarchique refuse à la victime la possibilité de d’exprimer. 2. La victime est constamment interrompue. 3. Ses collègues l’empêchent de s’exprimer. 4. Ses collègues hurlent, l’invectivent. 5. Critiquer le travail de la victime. 6. Critiquer sa vie privée. 7. Terroriser la victime par des appels téléphoniques. 8. La menacer verbalement. 9. La menacer par écrit. 10. Refuser le contact (éviter le contact visuel, manifester des gestes de rejet…). 11. Ignorer sa présence par exemple en s’adressant exclusivement à des tiers.

    II. Isoler la victime 12. Ne plus lui parler. 13. Ne plus se laisser adresser la parole par elle. 14. Lui attribuer un poste de travail qui l’éloigne et l’isole de ses collègues. 15. Interdire à ses collègues de lui adresser la parole. 16. Nier la présence physique de la victime.

    III. Déconsidérer la victime auprès de ses collègues 17. Médire d’elle ou la calomnier. 18. Lancer des rumeurs à son sujet. 19. Se gausser d’elle, la ridiculiser. 20. Prétendre qu’elle est atteinte d’une maladie mentale. 21. Tenter de la contraindre à un examen psychiatrique. 22. Railler une infirmité. 23. Imiter la démarche, la voix, les gestes de la victime pour mieux la ridiculiser. 24. Attaquer ses convictions politiques ou ses croyances religieuses. 25. Se gausser de sa vie privée. 26. Se moquer de ses origines. 27. La contraindre à un travail humiliant. 28. Noter le travail de la victime de façon inéquitable et dans des termes malveillants. 29. Mettre en question, contester les décisions de la victime. 30. L’injurier dans les termes obscènes et dégradants. 31. Harceler sexuellement la victime par des gestes et des propos.

    IV. Discréditer la victime dans son travail 32. Ne plus lui confier aucune tâche. 33. La priver de toute occupation et veiller à ce qu’elle ne puisse en trouver aucune par elle-même. 34. La contraindre à des tâches totalement inutiles et/ou absurdes. 35. Lui donner sans cesse des tâches nouvelles. 36. La charger de tâches très inférieures à ses compétences. 37. Lui faire exécuter des travaux humiliants. 38. Confier à la victime des tâches exigeant des qualifications très supérieures à ses compétences, de manière à la discréditer.

    V. Compromettre la santé de la victime 39. Contraindre la victime à des travaux dangereux ou nuisibles à sa santé. 40. La menacer de violences physiques. 41. L’agresser physiquement, mais sans gravité, « à titre d’avertissement ». 42. L’agresser physiquement, sans retenue. 43. Occasionner volontairement des frais à la victime dans l’intention de lui nuire. 44. Occasionner des dégâts au domicile

  • Dans l’ENFER des Monastères… 7 décembre 2023 11:53, par Anonyme

    Je peux témoigner comme Catherine et Aurélie. Quelques années dans un carmel, j’ai appris que l’obéissance doit être totale, que Dieu veut justement le sacrifice du jugement et de la volonté propres. « Non pas la volonté mais la tienne », telle qu’exprimée par la prieure. Celle-ci est l’incarnation de Dieu sur terre et tout est l’objet de sa permission. Les lettres, mensuelles au mieux, peuvent être ouvertes. Rien ne doit être à soi ou pour soi. De plus, la famille, notamment les parents, apparaissent souvent comme des obstacles. La direction de conscience exigeait la totale transparence des pensées. Tout devait être offert à Dieu, avec remontée des souvenirs jusqu’à la « mémoire d’amour », chère à B Dubois, avant même la conception en quête, ou en inventant ?, de faux souvenirs qui rendaient encore davantage dépendante.

    Tombée malade, anorexique, j’ai vécu une visite médicale, contre mon gré, à charge et me suis retrouvée seule sur un quai de gare avec pour consigne de ne pas retourner chez mes parents et de rentrer dans un nouvel ordre religieux puisque j’avais la vocation.

    Je peux témoigner de l’absolue inhumanité et amateurisme de ce monastère, et je retrouve cela dans tant de témoignages…aucune formation en psychologie mais une intrusion massive dans le for interne. Je suis sortie ne sachant plus qui j’étais, ce que j’aimais…avec l’unique désir de me tuer. Seule la rencontre avec mon futur mari m’a sauvée.

    Vingt ans après, je peux témoigner qu’on ne s’en sort pas indemne, que le viol de la conscience laisse des marques indélébiles, que les relations avec ses parents en sont altérées pour la vie et que même la relation à Dieu, qui pourtant était mon amour, est désormais compliquée.

    • Dans l’ENFER des Monastères… 8 décembre 2023 21:00, par Pierre

      Bonjour. J’espère que ce message vous trouvera paisible et sereine. Vous décrivez ce que je ne connais que trop bien. Eh oui, optima corruptio pessima, diraient les moralistes, ou bien plus on a le sentiment de s’insérer dans un itinéraire de perfectionnement (et non de perfection), plus le vide de sens fait souffrir lorsque la vie vous en a (souvent de façon salutaire) écartée. Mais vous n’êtes pas seule, encore moins abandonnée. Pas de mauvaise conscience au sujet de la distance prise avec les anciennes certitudes. Une seule vaut le coup : l’amour, qui respecte et ne blesse pas, redresse sans rompre, éclaire sans aveugler, réchauffe sans brûler et surtout, construit cette chose merveilleuse qu’est la communion des saints. C’est le silence de Dieu, qui, moi, me fait tellement souffrir. Toujours la même réponse culpabilisante en face : mon orgueil, il me parle mais je n’entends pas parce que je n’écoute pas…et tutti quanti. Un coup d’éponge là-dessus, et on se recentre sur l’essentiel, sachant que nous sommes là pour vivre et faire vivre.

  • Dans l’ENFER des Monastères… 20 septembre 2023 00:47, par alexis

    Deux témoignages intéressants et complémentaires… mais, il y a dans les deux cas une immaturité impressionnante…si les deux personnes sont véritablement sincères… dans le cas la personne plus âgée, il y a un enfantillage presque… la foi personnelle ne transparaît même pas… dans le cas de la personne plus jeune il y avait visiblement plus de maturité humaine, mais une « vision » spirituelle primitive et catastrophique : le rapport a Dieu comme un échange des sacrifices, un rapport fondamentalement païen et magique… si la vocation de ces femmes se résumait a ce qu’elles disent, il y a un manque de discernement et de formation ahurissant de la part des supérieurs…

    • Dans l’ENFER des Monastères… 8 décembre 2023 20:41, par Pierre

      Cher monsieur,

      La vie religieuse, selon des modalités monastiques par exemple, n’est pas réservée aux gens parfaits. Combien de personnes de tout âge et objectivement déséquilibrées y ai-je croisé, et des personnes que cela a probablement sauvé (« A qui irions-nous ? ») ! Si Dieu ne choisissait que des personnes impeccables, il n’aurait guère de succès et surtout aucune crédibilité : autant faire partie d’une assemblée de vieux sages ! Je ne vais pas jusqu’à dire qu’un équilibre suffisant pour assumer sa vie personnelle et la vie communautaire n’est pas indispensable, mais à vous lire, j’ai le sentiment que l’engagement religieux est incompatible avec l’humanité dans sa vraie misère. Ce qu’il faut absolument éviter, dans ce genre de vie, c’est l’infantilisation, qui est un travers fréquent chez ceux qui détiennent l’autorité. Or, tout y porte. C’est un long débat et j’entends aussi la part de prudence qui vous inspire. Bonne continuation.

  • J’ai souvent observé la proximité au sein d’ordres frères et sœurs, d’un monastère féminin et d’un autre masculin, ce dernier étant le plus ancien.

    En Normandie, les monastères bénédictins Notre-Dame du Bec et de Ste Françoise Romaine, commune du Bec-Hellouin. En 1919, Mme de Wavrechin, jeune veuve de guerre, découvre la figure de sainte Françoise Romaine puis fonde en 1924 une communauté à Cormeilles-en-Parisis, rattachée à celle des moines de Mesnil-Saint-Loup, fort éloignée puisque à 180 km. En 1949 les religieuses ont suivi les frères qui ont repris l’abbaye du Bec, à 2 km de là.

    En Bourgogne, l’abbaye de Cluny fut fondée en 910, le prieuré de la Sainte-Trinité de Marcigny située à une journée de cheval a été fondée en 1054 par le grand abbé de Cluny Saint Hugues de Semur en Brionnais. La sœur de St Hugues fut le 1re prieure. Ce prieuré fut une des 3 plus grandes abbayes féminines de France jusqu’à la révolution. L’article Wikipédia sur ce doublon est assez significatif des difficultés résultant d’une telle proximité, toute relative pourtant ; 70km.

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