En réponse au message :
Dans l’ENFER des Monastères…
Bonjour. J’espère que ce message vous trouvera paisible et sereine. Vous décrivez ce que je ne connais que trop bien. Eh oui, optima corruptio pessima, diraient les moralistes, ou bien plus on a le sentiment de s’insérer dans un itinéraire de perfectionnement (et non de perfection), plus le vide de sens fait souffrir lorsque la vie vous en a (souvent de façon salutaire) écartée. Mais vous n’êtes pas seule, encore moins abandonnée. Pas de mauvaise conscience au sujet de la distance prise avec les anciennes certitudes. Une seule vaut le coup : l’amour, qui respecte et ne blesse pas, redresse sans rompre, éclaire sans aveugler, réchauffe sans brûler et surtout, construit cette chose merveilleuse qu’est la communion des saints. C’est le silence de Dieu, qui, moi, me fait tellement souffrir. Toujours la même réponse culpabilisante en face : mon orgueil, il me parle mais je n’entends pas parce que je n’écoute pas…et tutti quanti. Un coup d’éponge là-dessus, et on se recentre sur l’essentiel, sachant que nous sommes là pour vivre et faire vivre.