En réponse au message :
Dans l’ENFER des Monastères…
Je peux témoigner comme Catherine et Aurélie. Quelques années dans un carmel, j’ai appris que l’obéissance doit être totale, que Dieu veut justement le sacrifice du jugement et de la volonté propres. « Non pas la volonté mais la tienne », telle qu’exprimée par la prieure. Celle-ci est l’incarnation de Dieu sur terre et tout est l’objet de sa permission. Les lettres, mensuelles au mieux, peuvent être ouvertes. Rien ne doit être à soi ou pour soi. De plus, la famille, notamment les parents, apparaissent souvent comme des obstacles. La direction de conscience exigeait la totale transparence des pensées. Tout devait être offert à Dieu, avec remontée des souvenirs jusqu’à la « mémoire d’amour », chère à B Dubois, avant même la conception en quête, ou en inventant ?, de faux souvenirs qui rendaient encore davantage dépendante.
Tombée malade, anorexique, j’ai vécu une visite médicale, contre mon gré, à charge et me suis retrouvée seule sur un quai de gare avec pour consigne de ne pas retourner chez mes parents et de rentrer dans un nouvel ordre religieux puisque j’avais la vocation.
Je peux témoigner de l’absolue inhumanité et amateurisme de ce monastère, et je retrouve cela dans tant de témoignages…aucune formation en psychologie mais une intrusion massive dans le for interne. Je suis sortie ne sachant plus qui j’étais, ce que j’aimais…avec l’unique désir de me tuer. Seule la rencontre avec mon futur mari m’a sauvée.
Vingt ans après, je peux témoigner qu’on ne s’en sort pas indemne, que le viol de la conscience laisse des marques indélébiles, que les relations avec ses parents en sont altérées pour la vie et que même la relation à Dieu, qui pourtant était mon amour, est désormais compliquée.