En réponse au message :
Liturgies sous prozac, d’Anne-Charlotte de Maistre
Chère Madame,
Votre message trahit une grande méconnaissance du sujet pour plusieurs raisons :
1) Vous n’avez pas lu le livre, Je l’ai fait et puis vous dire que le témoignage d’Anne-Charlotte de Maistre confirme en tout point les déviances et abus constatés par d’autres qu’elle même dans cette communauté..
2) Les enquêtes canonique et apostolique ; cette dernière menée par des représentants nommés par le Vatican le confirment aussi. Les frères le reconnaissent officiellement ( voir le site des Fraternites avec conclusion officielle des enquêtes et communiqué des frères )
3) S’il y a résilience - et tant mieux, et au prix de combien d’efforts pendant des années - c’est bien qu’il y a eu abus auparavant et accessoirement non respect du droit canon encadrant normalement les communautés religieuses ( discernement de la vocation, élections et non cooptation des supérieurs etc.etc….)
4 ) Effectivement beaucoup de personnes font des dépressions pour diverses raisons. En general, elles sont soignées par des psychiatres, psychologues, psychanalystes « neutres » qui ont pour but de restaurer le plus possible leur liberté et leur intégrité psychique, et non, seulement mises sous médicaments, avec de beaux prétextes spirituels à la clé ; ce qui leur enlève au contraire toute liberté de choix. C’est cette instrumentalisation du spirituel pour faire rester et obéir les personnes ( ou au contraire les éjecter du jour au lendemain) qui est dramatique et constitue proprement la spécificité de l’abus spirituel.
5 ) Comme pour le cas des abus sexuels trop longtemps passés sous silence, l’omerta qui durait depuis des décennies est rompue et la parole se libère enfin. Il faut donc se réjouir que la vérité se fasse jour contre l’illusion et même le mensonge. Il y va aussi de la justice et de la charité pour des personnes qui ont beaucoup souffert et souffrent encore. Toutes ne sont pas d’ailleurs en mesure de parler ; trop détruites ou n’en ayant ni la volonté ni la possibilité.
6 ) Concernant les abus spirituels et autres dérives sectaires, il existe des critères objectifs mis en évidence par des études psychologiques et théologiques. Il vous reste donc à vous renseigner pour ne plus parler dans le vide.
Une ancienne sœur des Fraternites de Jérusalem.