En réponse au message :
Désinformation sous pseudo
L’article de Céline Hoyeau sur Thomas Dehau dit peut-être à mi-mot ce que vous dites en parlant d’ « une famille sous emprise spirituelle » et en relevant à son sujet qu’ « il est non seulement le frère, le parrain et le père spirituel d’Élisabeth Dehau, mais [qu’] il va devenir également l’éducateur principal de ses neveux aux côtés de sa sœur. » Le dossier complet de La Croix peut être lu ici De la même façon l’affirmation d’Etienne Fouilloux qui parle d’une « aura considérable, tant dans sa famille qu’auprès de ses dirigés. » Compte-tenu de la condamnation en 1956 du « patriarche secret » comme l’appelle Jean Vanier, on peut faire l’hypothèse que son emprise n’est pas restée seulement à un niveau spirituel sur les membres de sa famille.
Le problème, Françoise, c’est que vous l’avanciez comme une certitude. Je conçois que votre expérience personnelle de l’inceste vous fasse repérer assez vite ce genre de situation chez d’autres familles, mais cela ne dispense pas d’une approche prudente. Car on pourrait a contrario vous faire grief de projeter votre vécu personnel sur la famille Philippe. Je vous invite à relire ce que Marie-Christine vous a répondu dans l’autre fil sur Marthe Robin. A l’extrême de ce type de positionnement subjectiviste on a celui d’une Marguerite Duras qui s’était convaincue de la culpabilité de la mère du petit Gregory en appliquant une grille de lecture caricaturalement féministe au fait-divers. On peut lire à ce propos l’article de Wikipedia : Sublime, forcément sublime Christine V. Vous n’allez pas aussi loin qu’elle dans ce travers puisque vous convoquez « deux ouvrages fort documentés ». Mais il ne suffit pas de les convoquer. C’est comme si je vous disais : « C’est vrai parce que je l’ai vécu, et puis c’est dans la Bible, cherchez bien, c’est au début ». C’est purement et simplement un argument d’autorité.
Personne ne peut s’exempter de la rationalité commune qui est d’échanger des arguments avec son interlocuteur, interlocuteur qu’on n’est pas obligé de traiter avec la condescendance désagréable dont vous avez fait montre dans votre précédent message.