En réponse au message :
Le combat sans fin de Claire Maximova, ex-carmélite qui veut être reconnue victime de viol par l’Église
A Marie et Xavier Le problème, dans ces histoires, toujours les mêmes, c’est que les responsabilités ne sont pas égales. Il s’agit en effet de jeunes femmes, (plus rarement de jeunes hommes), assez souvent sans repères, assez souvent aussi sans père, et qui reçoivent ou croient recevoir un appel. En face, c’esf toujours un homme ayant autorité, avec tout le poids de l’Eglise et de la tradition, plus âgé et ayant accès à la conscience, à toute l’intimité de la jeune femme et ayant donc barre sur sa vie.
Je serais tentée de dire que dans ces tristes histoires, ce n’est pas seulement le prêtre qui n’est pas à sa place (très immature lui-même, y compris sexuellement) et qui abuse, c’est toute la hiérarchie derrière, qui le soutient mordicus en rejetant la personne « fauteuse de troubles » et en la niant.
C’est ignoble, quelle que soit la personnalité et les torts de la jeune personne en question, qui se trouvait dès le départ - c’est l’institution qui produit cela - dans une relation totalement déséquilibrée.
Il ne faut pas accepter cela, il faut l’expliquer et le dénoncer sans relâche, pour soi-même et pour les autres, afin que les choses aient une toute petite chance d’évoluer. Accepter de se dire victime et mettre les autorités en face de leurs responsabilités est de toute façon déjà une thérapie puisque cela redonne l’estime de soi-même.
Quant aux blessures profondes de la victime, c’est en effet à elle de les prendre en charge mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que tout le monde a profité de ses faillles pour la manipuler, ce qui est indigne pour des hommes (et parfois femmes) soi-disant donnés à Dieu et au prochain et qui ont normalement plus de cartes en mains pour le comprendre, ainsi que l’immense force du groupe derrière eux.