En réponse au message :
Le combat sans fin de Claire Maximova, ex-carmélite qui veut être reconnue victime de viol par l’Église
@ Marie
J’avoue alors ne pas très bien comprendre le sens de vos propos. Avez-vous des comptes à régler avec Claire ?
Bien sûr que la réalité est complexe et que Claire s’est retrouvée dans une dépendance affective avec cet homme. Et après ?
Encore une fois, j’ai l’impression que vous cherchez à noyer le poisson, à repousser le centre de gravité du problème sur Claire. Et au fait, qui vous dit qu’elle ne se soigne pas déjà ?
Je vais vous dire une chose : c’est un problème que j’ai maintes fois rencontré, et que j’ai subi moi-même dans l’affaire des légionnaires du Christ. Combien de fois des gens m’ont dit et fait comprendre : « qu’il fallait que je pardonne. », « Que je devais me faire suivre pour traiter ma colère », etc. Comme si, au fond, le fond du problème, c’était moi… et pas cette communauté que je dénonçais ?
Bien sûr qu’il est important de se faire accompagner, mais la clé de notre guérison passe d’abord et avant tout par la vérité et la justice.
En ce qui me concerne, j’ai retrouvé la paix intérieure le jour où j’ai décidé de dénoncer toutes les horreurs que je portais sur la conscience. Si Claire se bat aujourd’hui, et a fait le choix de médiatiser son histoire, c’est parce que son agresseur bénéficie au sein de l’Eglise d’une absolue impunité et d’un réseau de protection absolument scandaleux. Ces Carmes, au final, fonctionnent comme une vraie mafia. N’a-t-elle pas le devoir de dénoncer cela ? N’est-ce pas même ce que le Bon Dieu peut attendre d’une fidèle catholique honnête et juste ?
Heureusement qu’il y a des victimes qui, malgré leurs propres fragilités, arrivent à surpasser leur honte et leur culpabilité, pour agir. C’est en cela que leur engagement est héroïque : ils n’ont pas peur de se voir trainer dans la boue car ils considèrent la justice comme un bien supérieur à leur propre réputation.