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Marthe Robin, sainte ou tricheuse ?

Le dimanche 30 juin 2024

dans ce passage d’évangile Jésus délivre une femme courbée liée durant 18 ans par le démon . Marthe Robin était-elle possédée après un trauma comme la petite Mariam ? https://www.regnumchristi.fr/guerison-de-la-femme-courbee/ Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » https://www.carmel.asso.fr/Canonisation-de-Mariam.html https://www.sedifop.com/mariam-baouardy-la-petite-arabe/ Orpheline à l’âge de trois ans, ses parent adoptifs partent se fixer en Egypte à Alexandrie et, dès l’âge de 13 ans, suivant la coutume, sans la consulter, veulent la fiancer à un oncle. Mariam refuse absolument. L’oncle furieux, choisit de la traiter comme une esclave pendant trois mois. Personne ne cède.

Voulant rejoindre son petit frère ainé resté en Galilée, elle se sauve un soir pour rejoindre un ancien domestique de la famille, un musulman qui s’apprête partir pour Nazareth. Celui-ci cherche à la faire abandonner sa foi catholique pour devenir musulmane. C’est est trop pour ce tempérament de feu qui rejette avec véhémence cette idée. Furibond de se voir remis en place par cette petite chrétienne, l’homme ne se retient pas, dégaine son cimeterre et tranche la gorge de l’adolescente. Il l’enveloppe dans son grand voile et, aidée de sa mère et de sa femme, dépose son corps ensanglanté dans une ruelle obscure.

Ce drame se passe dans la nuit du 7 au 8 septembre 1858.

Voici le récit du Père BRUNOT : « Obligée, plus tard, par obéissance, de raconter son martyre, Mariam affirmera qu’elle était vraiment morte. A sa maîtresse des novices de Marseille, qui lui demandera si elle avait subi le jugement particulier, elle répondra :

« Oh, non, mais je me suis retrouvée au Ciel. J’ai vu la Sainte Vierge, les anges, les saints m’accueillir avec une grande bonté, et je voyais aussi mes parents en leur compagnie.

https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/lenigme-marthe-robin-enquete-sur-un-phenomene-populaire-60193.php

Ceux qui ont bien connu « Marthe » ou « Tante Marthe » évoquent notamment la difficulté à déplacer la femme infirme de son lit ou à changer ses habits. « Ils en ont fait une grabataire acrobate », s’étrangle aujourd’hui Marie-Hélène Gaillard, petite-nièce de Marthe Robin, qui a grandi à Châteauneuf-de-Galaure, y a été scolarisée puis a enseigné les sciences économiques dans les écoles des Foyers. La question est délicate car, comme pour les emprunts, elle renvoie à l’honnêteté de l’infirme : pourquoi n’aurait-elle pas dit à son entourage qu’elle pouvait, par périodes, bouger un peu ses bras ? « La plupart des témoignages soulignent que Marthe ne parlait pas beaucoup d’elle, avance la postulatrice, qu’elle ne parlait quasiment jamais de sa santé ; en revanche, elle était tout attentive à son interlocuteur, à “l’autre”. Que peut-on laisser croire, quand on est dans un tel état, malade depuis 1918 ? Les psychologues ont démontré, dans l’étude de son profil, qu’il n’y avait en elle aucune intention de fraude. De même, les études graphologiques ont souligné la franchise et la clarté de Marthe. »

Un unique bilan médical de son vivant Mais qu’ont dit justement les médecins, du vivant de Marthe Robin ? En 1942, l’évêque de Valence, Camille Pic, envoie deux médecins lyonnais faire un « bilan » : le docteur Jean Dechaume, éminent professeur à la Faculté de médecine, et André Ricard, chirurgien et beau-frère du père Georges Finet – qui a pris quelques années plus tôt la relève du père Faure comme père spirituel de Marthe. L’examen dure 4h40. « Leurs investigations donneront lieu à un rapport de 25 pages établissant une chronologie de la maladie ainsi qu’une description des phénomènes mystiques », détaille François de Muizon dans le Mystère décrypté (Presses de la Renaissance, 2011). Et de noter : « Ce qui fut présenté parfois comme un bilan complet et circonstancié ne répond pas en fait à toutes les caractéristiques de ce que l’on est en droit d’attendre d’une approche médicale rigoureuse, ce qui n’ôte rien à la compétence et au sérieux des signataires dont la réputation n’était plus à faire. Une hospitalisation eût permis un contrôle plus approfondi et davantage de recul. La singularité extrême de la situation pouvait-elle se satisfaire de cette approche qui reste sommaire ? »

La question reste entière, car ce bilan sera le seul réalisé de son vivant. Les autres expertises médicales qui existent à son sujet ont été faites d’après documents et témoignages, dans le cadre du procès en béatification. Un autre examen médical a bien été demandé plus tard, à la fin de sa vie, par un autre évêque de Valence, Didier-Léon Marchand. « Je voyais qu’elle commençait à vieillir et je lui ai dit : “Quand vous allez mourir on va se poser beaucoup de questions ! Accepteriez-vous d’être à nouveau examinée et même de faire un séjour en clinique ?” », raconte l’évêque, aujourd’hui retraité, à La Vie. Marthe Robin accepte mais temporise : « On verra au printemps ! », ajoute-t-elle. Elle est morte avant.

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