Focus sur les Sœurs (contemplatives) de Saint-Jean ou Sœurs de Maria Stella Matutina : Poster un message

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Rapport « Comprendre et guérir » et le père M-D Philippe : qu’en pense la majorité silencieuse ?

Le samedi 7 octobre 2023

« J’ai pensé aux fils de de Noé. Celui-ci s’étant enivré, l’un regarda avec curiosité, l’autre se voila devant la nudité de son père. Alors j’ai compris que je ne devais regarder qu’Elle [la Vierge], me taire et défendre la doctrine de mon frère. » (Lettre du père Marie-Dominique Philippe au père Paul Philippe, 15 septembre 1952.)

M. Dumouch, il y a un reproche qui ne peut vous être fait, celui d’être infidèle à votre maître. Au point de le préférer à la vérité et au Christ ? Le mimétisme, en tout cas, est frappant, comme votre autre contradicteur l’a lui aussi noté.

Si vous avez lu soigneusement le rapport, vous n’avez pas pu manquer ce mot de sœur Alix, qui ne nécessite pas un grand effort d’interprétation :

"J’ai sûrement été très maladroite, car j’étais naïve comme pas possible, n’ayant aucune connaissance de la fragilité des hommes. Vous étiez pour moi un grand ami, j’avais confiance en vous, mais comme j’ignorais tout de la sexualité, j’ai été imprudente, j’ai cru qu’il n’y avait entre nous que de la tendresse. Le jour où vous avez fondu en sanglots dans mon studio, j’ai été très secouée et désolée d’avoir fait exploser le volcan. Je vous demande profondément pardon pour ma naïveté de petite fille, mais je vous demande instamment d’aller vous-même retirer ce témoignage. Quelqu’un de très important m’a dit que je devais vous demander cela." (Lettre de soeur Alix à un frère de Saint-Jean, février 2010)

Le frère dont il est question, dans la même séquence chronologique, écrit à un autre frère de Saint-Jean qui, comme soeur Alix, lui demandait aussi de retirer son témoignage :

« Alix a donné à tous ceux qui sont passés dans ses bras, comme elle l’a fait pour moi, des justifications spiritualo-théologiques de ses actes qui nous ont pollués de façon durable, car elles venaient d’une personne estimée, de renommée sainte et donnée en exemple par notre Père Philippe, au point qu’il nous paraissait juste et normal de continuer dans cette voie. Tu comprendras donc que si ne rien faire sur ce dossier et laisser chacun avec sa conscience dans cette question peut te laisser dans la paix, ce n’est pas mon cas. »

Le courage de la vérité, ce courage que vous bafouez avec votre opiniâtreté…

Vous avez assisté, quand vous étiez novice, à une scène stupéfiante entre le père Philippe et « Mère Myriam ». Vous n’avez pu manquer de constater, si vous avez lu attentivement le rapport, que cette scène s’inscrivait dans un tout, dans une relation de longue durée pour le moins déconcertante :

« Ce chantage exercé sur l’autorité du Père M.-D. Philippe [par Mère Myriam] peut aller jusqu’à la violence physique exercée contre la personne du Père : nuits passées à veiller chez Mère Myriam, séquestrations, coups et blessures constatés par tous, le Père M.-D. Philippe s’étant lui-même toujours tu sur l’origine de ces sévices corporels dont il est victime. » (lettre d’un frère de Saint-Jean au nonce apostolique, avril 1986)

Vous avez vu, mais vous n’avez rien voulu voir… Et vous refusez encore d’ouvrir les yeux.

Pour ce qui concerne le père Philippe lui-même, pour aller au-delà du seul domaine sexuel… je pourrais citer quelques textes de jeunesse qui ne sont pas dans le rapport, retrouvés en explorant les archives de La Vie spirituelle, mais je ne les ai pas transcrits pour l’instant. Je m’en tiens donc à un texte de 1947, qui lui est cité dans le rapport :

« Nous aurons cet amour extraordinaire qui est comme l’amour de Dieu, qui nous fera pénétrer dans le cœur de nos frères, de ceux qui nous sont confiés. Nous les aimerons comme Dieu les aime, c’est-à-dire non de l’extérieur, mais de l’intérieur. Nous les posséderons, nous nous installerons en eux comme Dieu s’y installe, nous serons au plus intime de leur cœur. »

Deux amours ont bâti deux cités…

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