En réponse au message :
Rapport « Comprendre et guérir » et le père M-D Philippe : qu’en pense la majorité silencieuse ?
M. Dumouch,
si vous souhaitez avoir comme maître le « réel », acceptez-vous de vous confronter aux faits dans toute leur rugosité ?
Je ne parle pas des témoignages oraux, qu’il est toujours possible de contester, même si cela nécessite parfois toute la mauvaise foi du monde. Je parle des sources très nombreuses, très concrètes, très réelles, sur lesquelles vous gardez le silence mais qui constellent les rapports que vous entreprenez de « réfuter ».
Avez-vous lu la correspondance du père Philippe retrouvée dans ses papiers personnels ?
Avez-vous parlé avec des personnes qui l’ont lue ?
Avez-vous lu les lettres de sœur Alix adressées au père Philippe ?
Avez-vous lu les lettres échangées avec son frère lors de la crise de l’Eau vive ?
Tout cela est très concret, très réel. On ne peut pas vous reprocher de ne pas l’avoir connu dans les années 1980. Maintenant tout est sur la table, de même que des pièces qui étaient auparavant soigneusement conservées au Saint-Office et qui ont été rendues publiques. Ce simple fait devrait vous faire percevoir la gravité de cette affaire et le caractère désespéré et insensé de vos plaidoiries.
Ce « réel » dont vous vous réclamez est ici, non plus seulement la surface qui a émerveillé un jeune converti il y a quatre décennies, mais aussi la partie voilée, celle qui permet d’éclairer toutes les bizarreries qui ont dû, malgré tout, vous faire un peu tiquer déjà à l’époque, même si la convocation inlassable de la « miséricorde » et des verset bibliques que vous citez à longueur de messages était déjà à l’ordre du jour. Les fils de Noé, la mesure dont vous jugerez… etc.
Il reste encore beaucoup de choses à éclaircir. Vous pouvez continuer d’entraver et de flétrir ce travail de vérité, ou ouvrir enfin les yeux et y prendre part. Ce choix est entre vos mains. Réfléchissez bien avant d’écrire ou d’enregistrer de nouvelles réponses-fleuves dans lesquelles vous reproduirez une n-ième fois un argumentaire qui était déjà, mutatis mutandis, celui de Thomas Philippe dans les années 1950, et qui ne peut plus tromper grand monde, Dieu merci.