En réponse au message :
Focus sur les Sœurs (contemplatives) de Saint-Jean ou Sœurs de Maria Stella Matutina
Monsieur Dumouch,
merci d’avoir pris le temps de me répondre. Vous avez déjà proposé le parallèle avec Noé dans la série d’enregistrements biographiques que vous avez consacrés au père Marie-Dominique Philippe il y a plusieurs années. Ils ne sont pas sur votre chaine mais on peut les trouver en ligne sans trop de difficulté. Ils sont exclusivement basés sur le livre « Les Trois sagesses » et sur la biographie écrite par Mme Lafon. L’argumentaire que vous proposez n’a pas varié depuis cette époque malgré les éléments nouveaux qui ont été rendus public. Vous racontez l’histoire avec brio, comme si vous l’aviez vécue, mais sur un certain nombre de points, elle est fausse et vous ne vous êtes nullement donné les moyens d’en prendre conscience. Tout ce qui concerne la crise de l’Eau Vive, notamment, qui est un nœud particulièrement important dans cette affaire, vous est à peu près entièrement inconnu.
Il serait bon, ici, de ne pas chercher à polariser le débat comme vous le faites. Ce n’est pas ainsi que les choses se présentent. Les personnes avec qui j’échange sur ces sujets ne sont ni lecteurs de Golias, ni militants LGBT. Les personnes qui sont en train d’effectuer un travail de fond sur les textes théologiques des pères Philippe non plus.
Je comprends très bien à quel point il peut être difficile d’ouvrir les yeux sur ce qu’a réellement été ce « père » qui a tant compté dans votre formation intellectuelle et dans votre vie de foi. J’ose espérer que le temps fera son œuvre et que vous parviendrez à surmonter ce qui, aujourd’hui, vous tient enlisé dans une forme de déni.
Il serait intéressant que vous puissiez exprimer clairement ce que vous comprenez des accusations formulées contre le père Marie-Dominique Philippe. Vous employez des mots qui laissent songeur : « imperfections », « manque dans les analyses philosophiques »… Ce n’est pas de cela dont il s’agit ici.
Sur le second point, je vois mal comment des vidéos youtube publiées à un rythme très rapide pourraient recueillir les validations que vous évoquez, dont le droit canon ne précise les modalités qu’en ce qui concerne les écrits (§ 822 à 832). Je ne peux donc que renouveler les réserves émises dans mon précédent message.
En ce qui concerne la discipline pour laquelle je suis compétent, l’histoire, une personne hautement autorisée, Joachim Bouflet, a récemment écrit ce qu’il pensait de votre ouvrage sur Marthe Robin. Cela se trouve aux pages 47 à 51 de son ouvrage paru au Cerf au printemps dernier. Si je trouve le temps pour cela, je reproduirai quelques extraits, pour l’information des personnes qui liraient nos échanges.