En réponse au message :
une adoration envers le Père Marie-Dominique
Effectivement, j’ai pu constater lors de mon passage chez les Soeurs Contemplatives qu’il y avait une adoration et un culte du Père Marie-Dominique Philippe. Personnalité charismatique, mais étrange. Il fallait écouter des quantités de cassettes audio, lire jusqu’à connaître parfaitement son livre sirupeux sur l’amour d’amitié, assister à des homélies et sermons de retraites interminables jusqu’à la nuit. Un jour à Paray le Monial, je l’ai vu tenter d’enlacer Soeur Alix dans une petite rue, qui l’a repoussé d’un geste coquet en disant non, pas ici ! et en riant comme d’une bonne blague, tout en regardant autour d’elle. C’était un des rares jours où elle marchait debout comme tout le monde. Quant à ma ’direction spirituelle’, le père Marie-Do m’appelait « la porcelaine » et pétrissait à chaque entretien mes mains étroitement dans les siennes. J’avais presque 30 ans et je n’étais pas naïve. Les confessions et entretiens devenant de plus en plus étranges, avec des silences, un regard scrutateur, difficile à analyser car ses yeux étaient très petits et souvent à demi fermés, j’ai décidé d’agir. La nourriture des Soeurs contemplatives étant essentiellement crue, il y avait de l’ail et j’en ai volontairement beaucoup mangé, et quand a eu lieu l’entretien ce jour là, je lui ai soufflé fortement au visage mon haleine d’ail quand il a voulu prendre mes mains. Ca a tout de suite calmé le monsieur, qui a fait un geste en arrière. J’ai eu envie de rire et j’ai pensé, « chacun ses armes ». Ce prêtre n’était pas correct. Il avait une approche progressive et très prudente, mais claire. Suite à mon haleine d’ail, il a cessé les caresses manuelles, et je l’ai aussi vu moins souvent. Je préférais voir n’importe quel autre prêtre. J’étais cependant obligée de le voir un peu car on nous obligeait à avoir un ’père spirituel’ et il était fortement conseillé de choisir le père Marie-Do.