En réponse au message :
Focus sur les Sœurs (contemplatives) de Saint-Jean ou Sœurs de Maria Stella Matutina
Monsieur Dumouch, comme j’ai eu l’occasion de vous l’écrire en privé il y a quelques temps, vous devriez prendre le temps (et la peine) de bien vous renseigner sur l’état du dossier. Certains pères dominicains qui ont bien connu tout cela de l’intérieur pourraient vous y aider. Cela mettrait fin à ce contre-témoignage terrible que vous persistez à donner quand il est question de la communauté Saint-Jean.
Dans vos dispositions intérieures actuelles, vous pourriez avoir sous les yeux des aveux signés des deux pères Philippe, de sœur Alix et de mère Myriam, vous trouveriez encore une pirouette pour vous convaincre que ce sont des faux et que tout a été inventé pour « détruire jusqu’aux fondations la Communauté saint Jean ».
Vous parlez du « bon grain et de l’ivraie ». Précisément, il est temps d’intégrer à vos réflexions théologiques que l’ivraie prend désormais des formes terriblement séduisantes, y compris pour les plus motivés des catholiques. Ce n’est pas comme si nous n’étions pas prévenus. Que vous soyez tombé dans le panneau n’a rien de honteux. Que vous persistiez, en revanche, à ne pas le reconnaître me semble extrêmement grave. Au-delà de l’affront indigne fait aux victimes (dont vous donnez encore un exemple ici)… Que répondre aux personnes qui découvrent la foi par votre intermédiaire et qui posent la question « mais pourquoi défend-il le père Philippe ? » Comment articuleront-elles vos déclarations de fidélité à la hiérarchie et les écarts manifestes que vous prenez avec des vérités factuelles qui ne sont plus aujourd’hui contestées par personne ?
Je vois d’ailleurs là, à tort ou à raison, un héritage de votre bref passage à Saint Jean. La « fidélité » à géométrie variable du fondateur, son joachimisme à peine voilé qui le posait en archétype de l’« apôtre des derniers temps », résistant isolé, pratiquement seul contre tous… Vous n’en êtes parfois pas bien loin, comme certains autres transfuges de la communauté. Vous êtes-vous interrogé sur l’empreinte qu’a pu laisser sur vous et sur votre théologie cette fascination pour le père Philippe ? Ces heures à écouter inlassablement les cassettes, cette adulation, ce regard qui glisse sur les bizarreries… Et pourquoi cette surproduction, cette suractivité qui échappe à toute possibilité de contrôle qualitatif de la part des milieux théologiques classiques ? Il serait peut-être temps de faire une pause et de faire le point sur ce que vous faites. A titre personnel, je considère votre positionnement à propos de la communauté Saint-Jean comme le signe que quelque chose ne va pas et que ce n’est pas un problème de surface.