En réponse au message :
La question n’est-elle pas dépassée alors que la désafection pour la messe se poursuit, quel que soit le rite ?
Le confinement a mis en évidence que, même parmi les fidèles réguliers, le retour à peu près hebdomadaire à l’église ne va pas de soi. Ce n’est d’ailleurs pas l’épiscopat qui a fait le forcing pour obtenir la réouverture plus tôt que prévu des églises au culte mais des groupes marqués à droite et pour le moins traditionalistes. Le constat d’une « perte en ligne » a été fait entre autre lors de l’émission de radio Notre-Dame du 17 juillet, sans cependant que cette perte ait été chiffré, ne serais-ce qu’approximativement, sans non plus que les causes de cette perte aient été sérieusement abordées. Tout au plus ai-je noté de la part de l’abbé Pierre Amar, la répétition, comme un leitmotiv, de « depuis 30 ans », manière de dire qu’il ne se réfère pas à SP mais surtout, sans doute, qu’il ne se réfère pas non plus à l’hémorragie connue par l’institution dès l’après-guerre, et poursuivie ensuite malgré le court « moment Vatican II ». Il est probable que la désaffection pour les rites catholiques (mais pas que) tient aux bouleversements intervenus depuis 70 à 80 ans : impact du conflit mondial 14/45 et des positions de l’institution, décolonisation, prise de conscience du racisme, généralisation de l’enseignement, passage de l’autorité masculine à un équilibre homme femme, importance prise par les échanges humains entre pays.