En réponse au message :
Communauté Saint Jean : synopsis des faits graves connus
https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=960963 Où Sédric Kahn est-il allé chercher le modèle de la communauté dont il s’est inspiré ? Ne serait-ce pas à Pellevoisin où la communauté Saint-Jean avait créée une maison aussi dure (à défaut d’être sûre), et où un de mes amis a fait un passage contraint dont il est revenu en en disant pis que pendre, ou plutôt en n’ayant pas aimé son expérience, et en n’ayant pas été convaincu ni déplacé dans son goût pour les stupéfiants. Quel est le propos de ce monachisme à ambitions thérapeutiques dont on se demande s’il ne s’apparente pas aux thérapies de conversion et qui détourne la règle « Prie et travaille » au service d’un espoir de rédemption personnelle qui ne peut certainement pas être le ressort d’une vocation monastique, si elle peut être la conclusion heureuse d’une expérience de vie monastique ? Ce propos est-il de démontrer qu’il n’y a qu’une amitié virile et violemment intrusive qui puisse faire sortir de la violence de la toxicomanie ? Qu’on ne sort d’une habitude extrême que par un autre extrême. Que, puisque la toxicomanie est une forme d’incarcération, il n’y a qu’en se mettant volontairement dans une autre prison qu’on parvient à se libérer ? Mais une telle retraite au long cours dans une chartreuse ne ressemble-t-elle pas à celle du « Désespéré » de Léon Bloy qui n’en reviendra pas moins imprécateur asservissant la fille qu’il a tirée des rues, Véronique, qui coupera ses cheveux et se fera édenter pour n’être plus pour lui un objet de désir ? La prière à laquelle on s’astreint pour espérer guérir, tant l’addictologie est une science inexacte et une médecine balbutiante, où tous les mantras sont bons pour que les gens s’en sortent, n’a-t-elle pas le même effet que la drogue ? Ou les meilleurs orants ne sont-ils pas les drogués, comme s’en abuse un des héros de « Feu follet » de Drieu la Rochelle.