En réponse au message :
Communiqué de presse concernant le père Georges Finet
Je comprends Sébastien que l’offensive de pro-Marthe vous laisse pantois, moi aussi. De plus elle me peine quand je lis que le père Vignon cherche refuge chez Arnaud Dumouch et utilise la chaire vermoulue de ce dernier pour se faire entendre. Le même père Pierre Vignon qui analyse avec acuité la manipulation des frères Philippe, est ici incapable de faire deux pas en arrière, afin de prendre le recul nécessaire qui lui permettra de comprendre que lui aussi n’a vu que ce qu’il pouvait ou voulait voir.
La légende de la sainteté de Marthe est encore si fortement ancrée dans les esprits qu’elle ne laisse pas de place aux doutes. C’était et est un dogme. Ceux qui l’ont connue et qui défendent sa mémoire aujourd’hui étaient dès l’abord persuadés de sa sainteté. Ceux qui depuis sa mort visitent sa chambre entrent dans une chapelle. Depuis des décennies on raconte la merveilleuse histoire de Marthe, se nourrissant exclusivement de fragments d’hosties. Paralysée, aveugle, souffrant, souffrant inlassablement une Passion mille fois répétée !
Marthe est visitée par Dieu, Marie et ses saints pendant toute la durée de la guerre. Et ceux-ci se foutent du sort des juifs comme de l’An quarante (avant JC). Et vous croyez, vous, à un Dieu qui donnerait rendez-vous à une Marthe tous les vendredis et qui s’en foutrait que tous les jours de la semaine on enferme et exécute des juifs ? (si Dieu peut entrer chez Marthe, il le peut dans les antichambres de fours à gaz). Marthe reçoit tous les pervers-fondateurs charismatiques. Et les encourage, aveuglément, à poursuivre leurs basses-œuvres. Marthe est assistée, surveillée par le père Finet dont les turpitudes viennent d’être révélées 30 ans après sa mort. Comment le père Vignon peut-il croire à cette religion du merveilleux et du miracle ? Je comprends qu’affectivement il soit touché par des révélations insupportables sur quelqu’un qui a compté dans sa vie d’adolescent, de jeune adulte. Il a été bercé par le conte merveilleux de cette femme qui n’avait aucun des besoins tristement terrestres, manger, boire, aimer, déféquer, dont aucun d’entre nous ne peut se libérer. Au lieu de s’interroger sur Marthe, interrogeons-nous sur le Dieu qu’un tel destin suppose ! le sadisme qu’il faudrait à un Père aimant pour infliger une telle vie à une de ses créatures ! Quelle Eglise a besoin d’une telle forme de spiritualité ? A quelle époque ?
Comme le temps des cathédrales, il est fini le temps des apparitions. Pourquoi donc, (c’est elle qui le raconte), Jésus se choisirait-il Marthe comme épouse ? les Evangiles le décrivent plutôt timide dans ce domaine. Et voilà qu’il la garderait dans ses bras et ses baisers ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? On nous a déjà raconté bien des trucs compliqués. Lourdes par exemple. Voilà une Vierge qui se déplace dans un coin perdu des Pyrénées pour préciser que sa conception a été immaculée. Qui se souciait de ce détail, à part quelques obscurs théologiens ? Qu’est-ce que cela change pour nous, croyants, au quotidien ? N’avait-elle rien de plus intéressant à dire aux lourdais et à leurs contemporains de 1858, plus directement transposable dans leur quotidien ? Quelque chose qui parlerait de justice à une époque où les enfants d’ouvriers et de paysans étaient au travail dès leur plus jeune âge. Où la classe ouvrière était exploitée, avec la bénédiction du Clergé.
Je suis triste pour le père Vignon. Qui ne veut pas voir se désagréger une image aimée. Je ne peux m’empêcher de penser au blog de la nièce des frères Philippe. Elle continue à nier l’évidence. Aucune preuve ne la fera douter. Elle a trop peur de s’écrouler elle-même si elle laisse les figures familiales s’effriter.
La cécité de Marthe semble être bien contagieuse !