En réponse au message :
Communiqué de presse concernant le père Georges Finet
A Isabelle et Agapé, Non pas « l’arrogance du petit reste » mais l’arrogance de ceux qui se pensent du petit reste. Ce n’est pas la même chose. Le temps du « petit reste » nous est à tous inconnu. Jésus ( s’) interroge : « Le Fils de l’Homme quand il viendra trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Etrange question, ouverte, qui laisse certes peu de place à l’illusion.
La seule chose que l’on puisse constater - sauf à ne cotoyer que les milieux catholiques- c’est que dans un groupe quasi personne ne connaît le nom de Jésus-Christ, encore moins des apôtres, quant aux dogmes catholiques ce n’est pas la peine d’en parler. Un monde culturel, et donc religieux, s’est bel et bien effondré. Les affaires désatreuses des abus en tout genre, les omerta hiérarchiques n’ont au fond rien ajouté et n’en viennent à concerner que le milieu catholique, « l’Eglise ». Pour le reste, si j’ose dire, c’est à dire « le monde », cela au mieux ne change rien, au pire renforce la défiance ou confirme le désintérêt. Les futurs catholiques seront issus d’un temps de béance, d’ignorance, de scandales et sans doute redonneront-ils le sens du Souffle propre à l’Evangile, Souffle oublié dans le confort identitaire, la tradition familiale, l’habitude sociale ; ce qui semblait devoir être toujours là et n’est plus, de fait.
Le médiéviste Jacques Le Goff, dans une très belle réflexion sur saint François d’Assise concluait : « Il a sauvé l’Espérance ». Et c’est peut-être ainsi que le Poverello a reconstruit l’Eglise, comme le Seigneur le lui demandait, cette Eglise qui s’effondrait en son temps, cette Eglise qui s’effondre encore dans le nôtre.
L’Espérance voit la réalité en face. C’est le caractère étonnant de cette vertu de d’irriguer celle de la foi sans déni ni arrangement avec le réel.