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Communiqué de presse concernant le père Georges Finet

Le jeudi 18 juin 2020

Dans les témoignages recueillis par la commission Gaussen, plusieurs élèves de Châteauneuf-de-Gallaure se plaignent de questions intrusives du père Finet. Cela est contredit maintenant par un collectif d’anciennes élèves qui revendique une centaine de membres (en quelques semaines ?) et qui fournit ces contre-témoignages via un communiqué AFP en date du 10 juin 2020 (à lire ici : http://charismata.free.fr/?p=11004) :

Nombre d’anciennes élèves – le collectif en revendique une centaine – n’en reviennent toujours pas. Comme Anne, qui a côtoyé le père Finet entre 1962 et 1972 dans la Drôme et a répondu par mail à la commission.

« C’était quelqu’un de très familier mais sans équivoque, il n’était pas du tout ambigu, j’ai croisé d’autres prêtres qui l’étaient », a-t-elle dit mercredi à l’AFP.

« En confession, il nous interrogeait sur le péché de chair, c’est vrai, mais ça n’avait rien d’intrusif. D’autres que moi ont pu l’interpréter différemment mais il faudrait savoir exactement ce qui s’est dit. »

« On est beaucoup à avoir témoigné sans savoir comment cela a été utilisé. Quand j’ai lu le rapport, je me suis dit que malgré moi, je faisais peut-être partie des victimes », complète Marie Laurence, membre du collectif.

« On ne remet pas en cause la sincérité des témoignages, on n’est pas là pour innocenter le père Finet mais on voudrait un vrai travail d’enquête, fiable, contradictoire. On ne condamne pas quelqu’un comme ça, même mort. »

Que disait réellement le père Finet à ces jeunes filles ? Comment juger si sa façon de parler était équivoque ou non ?

La réponse se trouve peut-être ici, dans un enseignement du Père Finet à des adultes sur la manière de parler aux adolescents de sexualité. (Enregistré vraisemblablement dans les années 80).

Il se livre à un exercice étrange où il parle à une jeune fille (Ma fille, écoute moi…) comme la mère-grand du conte en lui disant ce qu’elle doit savoir de la « chose ». A aucun moment il ne s’adresse aux garçons curieusement, seule la sexualité des fillettes semble l’intéresser. On y apprend que l’hymen féminin est le voile qui ferme l’accès au tabernacle qu’est l’utérus (ou le vagin), ou encore que la femme enceinte donne l’eucharistie à l’enfant qu’elle porte en elle en le nourrissant de son sang, qui est le même sang des règles d’une jeune fille. Discours mystico-gazeux malsain, ressassé sur un ton obsessionnel qui ne l’est pas moins.Et théologiquement limite : si la comparaison entre le voile du temple et la virginité est traditionnelle, l’autre qui évoquerait le Christ-Pélican qui nourrit ses petits avec sa propre chair ne s’applique pas symboliquement à la femme qui attend un enfant). On ne peut que frémir à l’idée qu’il tenait de tels propos à de très jeunes filles. Et l’enregistrement nous dit que c’était le cas, puisque le père Finet se vante d’avoir eu l’occasion de faire l’éducation sexuelle d’une enfant de neuf ans, durant une heure et demi, nous dit-il, pour la consoler du traumatisme d’avoir été informée à la va-vite sur ces sujets. A écouter si d’aventure l’administrateur du site http://martherobin.free.fr lit ce message et décide de retirer les fichiers audio (que j’ai conservés au cas où) à l’instar du site officiel des Foyers de charité martherobin.com qui ne répugne pas à caviarder de manière éhontée sa page sur les communautés inspirées par Marthe Robin.

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