En réponse au message :
Communiqué de presse concernant le père Georges Finet
Bonjour,
Rien de bizarre dans ce que vous relevez : le père Peyrous a été relevé en octobre 2017, donc deux ans et demi avant que ne sorte le « dossier » Finet. Et on ne peut pas affirmer que, depuis 20 ans, des fondateurs de communauté et abuseurs qui ont eu un contact avec Marthe Robin ont été accusés pour préparer un dossier calomnieux contre le P. Finet : que faites-vous d’Ephraïm en ce cas ? Je suis surtout surpris qu’on ait attendu la mort du P. Finet (comme celle de Jean Vanier) pour que cette affaire sorte : certes, il ne peut plus se défendre… mais il ne peut plus aller non plus en prison. Et entre temps, les foyers ont été fondés, se sont déployés -et de nombreux autres fondateurs d’autres foyers ont été des abuseurs. Si le père Finet avait été taclé dès le début, les foyers ne se seraient pas développés, les autres abuseurs n’auraient pas pu agir dans les Foyers : l’œuvre a prospéré, s’est développée, sur une inertie originelle qui n’est pas rattrapable, dans la mesure où l’on sait bien que l’œuvre d’un fondateur-abuseur lui survit, avec les risques que cela comporte : LC, St Jean, Béatitudes, L’Arche. Reconnaître un abus post-mortem, ça permet de s’acheter un prix de vertu, tout en assurant la pérennité de l’œuvre concernée -même s’il n’est pas prouvé que ce soit l’intention de l’actuel modérateur. Un dénonciation isolée peut être calomnieuse, deux ou trois dénonciations menées par des personnes qui se connaissent, éventuellement. Mais un procédé similaire, décrit par des personnes qui ne se connaissent pas et n’ont pas pu se concerter ? Comment serait-ce possible ? Peut-être avez-vous connu une belle expérience : les abuseurs ont cette face lumineuse et une face sombre. Dans le cas du père Finet, la face sombre était réservée aux petites filles… J’ajoute enfin qu’accuser des victimes présumées de mensonge, de calomnie, c’est les blesser à nouveau. Ces personnes ont souffert, il leur a fallu un immense courage pour parler. Pour que la vérité se fasse, il faut aussi respecter leur témoignage. En mesurer la pertinence, c’est le rôle de la justice, pas des commissions d’écoute interne (qui écoute ? comment ? et dans quel but ? qui est à la tête ou au-dessus de ces commissions ? A l’Emmanuel, par exemple, c’est le modérateur de l’Emmanuel : belle indépendance. Et impossible de savoir qui siège à la commission d’écoute et à la commission des abus : on ne sait pas à qui on s’adresse si on les contacte. Idem chez les jésuites : qui est derrière la commission abus ?). Cette révélation est très triste et je comprends qu’elle ne vous semble pas croyable. Mais le père Finet n’est pas le premier et ne sera pas le dernier.