En réponse au message :
Affaire Jean Vanier : l’ancienne présidente d’Irlande menace de quitter l’Eglise catholique
Je signale cette vidéo récente mise en ligne par l’Arche où intervient Antoine Mourges qui est chargé avec Florian Michel de mener les recherches historiques concernant Thomas Philippe et Jean Vanier.
Elle fait le point sur l’état des recherches, c’est à dire les éléments sur lesquels les historiens se sont forgé une certitude. Pas de révélation fracassante à en attendre ni d’éléments totalement inédits, hormis la reproduction du témoignage de l’une des deux victimes à l’Eau vive de Th. Philippe (qui a abusé d’elles dès son installation en 1950) et la reconnaissance par ce dernier de la matérialité des faits, par exemple dans une lettre adressée à Mgr Desmazières en 1977. Également une lettre du père Avril o.p qui évoque sa certitude concernant ce que rapporte l’une des deux victimes et sutout sur ce qui s’est passé dans le monastère X. (Étiolles où se trouve Cécile Philippe jusqu’en 1945 ?)
A. Mourges donne aussi des indications sur la manière dont le noyau dur des adeptes de Th. Philippe a pu clandestinement se reformer à Trosly-Breuil. Noyau constitué de sept femmes partageant les pratiques érotico-mystiques de Th. Philippe et de Jean Vanier et gardant le contact entre 1952 et 1963 par le moyen de rencontres et de lettres rédigées en langage secret, signées sous des noms de code, non datées et transmises de la main à la main par des intermédiaires pour échapper aux foudres du Saint-Office. Deux sont identifiées : Jacqueline d’Halluin et Anne de Rosando.
Antoine Mourges établit la duplicité totale de Th. Philippe et de Jean Vanier (qui bénéficie par ailleurs d’appuis précieux à Rome par l’entremise de sa famille, en l’espèce Mgr Roncalli et Montini, futurs papes Jean XXIII et Paul VI) qui n’ont de cesse entre 1952 et 1963 que de se fabriquer une façade respectable pour se retrouver et reconstituer leur petit groupe : ce sera finalement à quelques kilomètres du hameau-école d’enfants handicapés de Longueil Annel où Th. Philippe, visité clandestinement par ses ouailles, avait effectué deux séjours en 54-55 sous la houlette du Dr Préaut.