En réponse au message :
Fraternités monastiques de Jérusalem : “Nous devons faire la vérité sur la part sombre de notre histoire”
A ancienne sœur ( deux)
Merci de votre message apaise et qui se veut apaisant.
Je ne remets pas du tout en cause les frères et sœurs actuels ( sauf les anciens qui ont été complices de mensonges et des souffrances en résultant par lâcheté, naïveté,ou autres motifs ) Et je suis très heureuse que les Fraternites aient commencé un travail de « reajustement « , avant même le livre d’ Anne.
En revanche, les écrits qui sont parus et à paraître sur Pierre-Marie le « canonisent » presque. Une construction intitulée « Centre Pierre- Marie Delfieux », et qui a coûté une fortune payée par les laïcs, pour recueillir les archives du fondateur, est en cours à Magdala . La communauté actuelle donne bien son aval à ce panégyrique, me semble-t-il ? Il ne s’agit donc pas de s’acharner sur un homme ou de faire son procès post mortel mais de dire le vrai sur les souffrances engendrées chez un très grand nombre de personnes et passées jusqu’à présent par pertes et profits.
Et il est bien difficile de distinguer le charisme d’une communauté de son fondateur et supérieur général pendant de si longues années et auquel on est nécessairement amené à faire référence. Sinon dans quoi s’enracine t on ?
Je trouve donc la position de la communauté actuelle très ambigüe. Et peut-il en être autrement ?
Vous avez eu la chance de trouver des responsables d’Eglise prêts à vous écouter et à vous accompagner dans votre vocation de prière au cœur des villes. Et ainsi vous avez pu vous tourner vers l’avenir. Ce ne fut pas hélas le cas de tout le monde.
Et, pour se réconcilier avec l’Eglise , qui m’a certes écoutée à travers ses représentants, sans se préoccuper plus avant de mon sort matériel ou spirituel et n’a rien fait de concret ( un prêtre m’a même dit qu’il fallait, à tout prix, pardonner !), ni pour moi, ni pour d’autres très abîmées ( dont le souvenir me crève le cœur), ni pour les « recrues « futures, il me faudrait une reconnaissance de la vérité de ce qui a existé et des torts commis. Ma confiance en l’Eglise comme ma foi en ont été fortement ébranlées et le sont paradoxalement de plus en plus au fur et à mesure que je vieillis.
J’ai compris en effet que, depuis le début, il y avait des autorités ecclésiales qui savaient bien des choses. Le Cardinal Lustiger avait pris des mesures fermes ( éloignement des Pierre - Marie de St Gervais, abandon de son priorat dans la communauté des frères, non reconnaissance des « petites Laures » etc…) Pourquoi cela n’a t il pas été vérifié sérieusement ?
Donc, selon moi, la responsabilité est partagée entre la personnalité de Pierre- Marie ( que le communiqué de la communauté ne semble guère d’ailleurs mettre en question ) et les autorités ecclésiales qui n’ont pas exercé la vigilance requise.
Un historique vrai et honnête de la communauté sera en effet bien difficile à établir.