En réponse au message :
Fraternités monastiques de Jérusalem : “Nous devons faire la vérité sur la part sombre de notre histoire”
L’enquête pour canonisation est équitable ? Allons donc…on sait comment ça se passe et la corruption financière, politique, religieuse que ça suppose : et qui fait remonter le dossier, quel type d’historien se retrouve à faire le panégyrique, qui harcèle les autorités ecclésiastiques pour avoir la canonisation qui mettra le plus souvent à l’abri de poursuites judiciaires, soit une organisation dérivante sectaire, soit un établissement ou plusieurs d’éducation religieuse où il s’est passé des crimes (concernant les couvents prisons, les colonies pénitentiaires, les instituts spécialisés par exemple), soit le futur saint ou la future sainte qui était en réalité criminel(le) et à qui l’on a construit une légende dorée qui ne correspond que très peu à la réalité.
L’opportunisme d’une telle démarche, elle n’a aucune forme d’authenticité et d’édification. Elle remplit un objectif matériel d’intéressement financier, politique et elle a un rôle de protection d’un réseau d’influence ou de paravent glorieux institutionnel, pour compenser d’avec quelques crimes crapuleux et dérives, justifier un dogme. Et ça ne date pas d’hier, ce type de manœuvre.
Le fameux avocat du diable comme vous dites, il est la plupart du temps rétribué par le groupe qui souhaite la canonisation. Alors comme avocat du diable, il se pose là !
Demandez aux ex-opusiens comme ça se passe et comment l’Opus Dei s’organise pour faire canoniser tel ou telle et comment s’est passé la fameuse canonisation d’Escriva de Balaguer, le pipotage complet de A à Z.
Et ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres dossiers.
J’étais tombée sur un dossier de demande de canonisation d’un fondateur de colonie pénitentiaire, établissement religieux qui a martyrisé des gamins entre l’âge de 5 ans et 21 ans durant plus de 25 ans avant un procès retentissant judiciaire en 1888 pour tortures, réduction en esclavage sur adolescents et enfants et pédophilie, avec fermeture définitive de la dite colonie, inculpation de 30 religieux dont le fondateur reconnus coupables, et perte de l’utilité publique. Et bien, l’historien chargé du dossier de canonisation, alors que le procès est détaillé et disponible aux archives judiciaires, prétend qu’il ne s’agit que d’une rumeur…Ben voyons…C’est tellement plus commode !