En réponse au message :
Fraternités monastiques de Jérusalem : “Nous devons faire la vérité sur la part sombre de notre histoire”
Ce message touche à une question qui me tracasse depuis un moment. Que les déboires actuels ne concernent que notre époque n’est pas certain : peut-être y sommes-nous à présent plus sensibles que les générations qui nous ont précédés. C’est tout …
Je pense par exemple à Sainte Marguerite-Marie, allergique au fromage (c’était de famille), et que l’on contraignait à en manger, voire à ravaler ce qu’elle avait vomi …
J’ai bien connu une sœur d’une communauté apostolique tout à fait classique : au noviciat, on devait dormir sur le côté gauche. Aucune autre position n’était permise. Des sœurs anciennes circulaient dans le dortoir pour contrôler que l’on était en bonne position jusqu’à ce que l’on s’endorme …
Cela choque aujourd’hui, en tout cas moi … Quel rapport avec l’Evangile ? Ne pourrait-on parler ici d’abus d’autorité ? Je ne parle pas, bien sûr, des graves abus passibles des tribunaux. Mais je parle d’un mode de fonctionnement qui - en vase clos - passe vite de l’abus d’autorité à l’abus de conscience …
Je pense aussi au désir de réussite de certains fondateurs, chose si humaine. Et plus que le désir, le recours aux moyens pour y arriver … Sommes-nous bien sûrs que les fondateurs d’autrefois, même canonisés, aient été exempts de ces difficultés ? La légende dorée est si vite forgée …
Autrefois, il n’y avait pas les redoutables moyens de communication dont nous disposons … C’est peut-être seulement cela qui est nouveau dans toute cette histoire …