En réponse au message :
Fraternités monastiques de Jérusalem : “Nous devons faire la vérité sur la part sombre de notre histoire”
J’ai rencontré des personnes qui sont entrées et sorties de la communauté de Jérusalem, qui n’ont pas du tout la m^me appréhension de leur parcours ( c’est à dire qui ne le relisent pas comme un itinéraire d’emprise) ni de la personnalité du père DELFIEUX ( qui ne le voient pas comme un gourou qui aurait abuser de leur naïveté). Elles ont pourtant été elles aussi été déchirées après leur sortie. Mais la question n’est pas de savoir qui a tort ou qui a raison. Ce qui me choque c’est cette manière de médiatiser des propos discriminants sur une personne post mortem, sans qu’elle puisse faire valoir son droit à la contradiction. Je dois dire que je suis bien plus effarée de la réaction des supérieurs de la communauté avec cette proposition de commission d’enquête que du livre en lui même. Remarquez que toute l’Eglise réagit ainsi aujourd’hui, on va faire la même chose pour le père FINET, suite à une plainte pour des faits qui auraient eu lieu dans les années 80, sans possibilité de contradiction et sans avocat de la défense !…..L’incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris est un peu comme l’allégorie de ce que devient l’Eglise de France aujourd’hui ! Je dis qu’il vaut mieux ne pas être prêtre ou religieux, car on devient très vite l’enjeu de désirs contradictoires parmi le peuple de Dieu et une cible facile. Et ce que la hiérarchie catholique, se permet avec eux dans le cas de plaintes serait considéré pour d’autres personnes, comme une atteinte aux droits les plus élémentaires de justiciable. Plusieurs prêtres se sont suicidés ses dernières années. Et rappeler ces drames, ce n’est pas mépriser le droit des victimes d’abus, car je ne vois pas en quoi l’injustice est une source de réconfort pour elles. Les saints sont des personnes très différentes : il y en a qui sont connues d’autres inconnues. Mais toutes rayonnent , toutes attirent à elles et comme elles sont configurées au Christ, attirent à Lui. Elles sont nos modèles. Mais cette notion de modèle comme celle de père spirituel, est suspecte aujourd’hui, car selon l’idéologie du monde, elle est ressentie comme une dépendance très éloignée d’un individualisme où l’on « se fait par soi même ».