En réponse au message :
Fraternités monastiques de Jérusalem : “Nous devons faire la vérité sur la part sombre de notre histoire”
Agape,
Je viens d’envoyer mon témoignage et je lis votre réponse. Je précise, encore une fois, que je ne suis pas l’auteur de ce livre que je n’ai pas encore lu. Bien entendu j’ai connu son auteur que j’ai perdu de vue depuis longtemps. Et je puis dire, pour avoir côtoyé et « pratique » ce même fondateur, et ayant dit de lui ce que j’en ai dit dans mon précédent message, que ce n’est pas sans raison que la communauté a publié ce communiqué.
Après la révélation des abus sexuels, vient la révélation des abus spirituels. Il a fallu longtemps, très longtemps, trop longtemps pour que les victimes parlent ou, du moins, soient entendues. Mais, étant donné la gravité des dégâts humains et surtout spirituels engendrés( car ces derniers sont, à mon avis, les plus graves ), leur persistance dans le temps, malgré les années qui passent, je dis, quant à moi,« enfin ! » Et je précise que je ne suis pas la seule à le dire, même si beaucoup d’autres ne se manifesteront jamais publiquement. Pour ma part et, pour des raisons qui ne regardent que moi, je reste d’ailleurs dans l’anonymat.
Je constate simplement que, dans les années 70, 80, sont nées beaucoup de communautés nouvelles faisant fi de la sagesse accumulée par les anciennes communautés, des règles élémentaires du droit canon ou du simple bon sens, et fondées par des personnalités problématiques, les conséquences ne pouvaient être que ce qu’elles sont actuellement.
Il est dramatique qu’aucun moyen de vigilance réellement efficace n’ait été mis en œuvre par les autorités religieuses et ecclésiales.