En réponse au message :
Pédocriminalité : « Les évêques se lavent les mains et leur conscience à bon compte »
Merci, Damien pour les liens.
Pourquoi les évêques ne parlent pas de la pédophilie cléricale au plan historique ? Parce que ce serait déjà un premier pas de franchise important sur le sujet. Et assorti avec la révélation sur le centre français pour prêtres pédophiles lié aux Serviteurs du Paraclet, ce serait encore mieux.
Un petit lien sur les révélations il y a quelques années de Pierre Gouet (neveu de Mgr Julien Gouet) sur la pédophilie cléricale et la gestion de l’institution du dossier par le passé, via l’exemple de son oncle :
Et un autre sur l’institution et ses difficultés avec un passé très gênant :
https://www.humanite.fr/node/24863
Ce n’est donc pas uniquement sur le sujet de pédophilie cléricale qu’il y a problème. Le dévoiement de la théologie, la complicité de classe et la défense du groupe clérical au détriment du message christique et des souffrances supportées par les victimes, sont des comportements récurrents au sein de l’institution romaine. Qui montrent que l’esprit général institutionnel ne change pas d’un pouce (peu importe le type d’implication criminelle) quand il s’agit de protéger des intérêts particuliers de classe et de groupe. Que la contrition reste de surface et forcée par des circonstances et des contraintes judiciaires. Pas le résultat d’une vraie de vraie prise de conscience et un changement concret de fonctionnement.
On attendrait donc de la part de l’institution mise face à ses comportements criminels, un peu plus d’honnêteté et de cartes sur table. Pas de l’enfumage enrobé de sucre sous forme de circonvolutions envers les victimes et les croyants. Dire par exemple simplement que l’institution fonctionne comme l’armée, sans aucun égard pour autrui du moment que non clerc, dans la mesure où les intérêts d’autrui divergent des intérêts cléricaux, ce serait de l’honnêteté. Et dire ensuite que l’institution sur ce point contredit toujours le message christique qui n’est qu’un paravent commode, ce serait honnête vraiment aussi. Que pour véritablement qu’il y ait changement profond, il faudrait sortir l’institution d’un fonctionnement de monarchie absolue où la raison de l’institution deviendrait véritablement le message christique, la considération humaine et non une logique de classe et d’intérêts particuliers comme ce fut et comme cela est très, trop souvent le cas depuis le 4e siècle.
Qu’en attendant ce changement structurel et politique, la CIASE est un début de tentative de réparation pour les victimes. Mais qui n’exclut pas un changement plus profond, nécessaire au regard de ce que savent à présent les croyants du système institutionnel clérical et qui explique largement la désaffection cultuelle depuis de longues décennies.
Ca ce serait du message sans langue de buis, franc, direct. Mais je crains que nous ne le lisions jamais sous la plume du haut-clergé épiscopal. Et encore moins du Vatican.