En réponse au message :
Les sectes charismatiques le fric et l’institution.
Je connais bien le dossier, Jean-Pierre. Et personnellement, je ne m’étonne plus de rien depuis bien longtemps. Précédemment, il y avait l’affaire Alstom-General Electric qui mêle notre cher président et l’Opus Dei via Mme Opus Dei-France.com comme je surnomme Clara Gaymard. Et prenez Ladret de Lacharrière (opusien lui aussi), la Revue des deux mondes et l’affaire Fillon ainsi que le rachat progressif des salles de spectacle françaises, franchement, c’est un poème ! On y retrouve comment Fillon a été approché par l’Opus Dei via son mentor et un haut-clerc proche de l’Opus Dei qui était à la fois conseiller pour de Gaulle et protecteur de Paul Touvier. Précédemment, vous aviez eu l’affaire des écoles Espérances Banlieues via différents politiques, Ladret de Lacharrière toujours et des fondations d’utilité publique opusiennes qui ont piégé différentes célébrités, contraintes de devoir faire de la publicité à ces écoles alors qu’elles détestent les idéologies opusiennes, et qu’elles ont fini par comprendre que ces écoles sont des centres de conditionnement sectaire pour former des numéraires auxiliaires supplémentaires, donc des domestiques pour les grandes familles opusiennes. Allez faire un tour sur comment l’Emmanuel, l’Opus Dei et la Cour des Comptes, derrière l’affaire Areva, travaillent depuis de longues décennies…Ca aussi vaut son pesant de cacahuètes.
Concernant spécifiquement l’Emmanuel, allez poser la question aux habitants de Paray le Monial, vous comprendrez vite à quel point la communauté est une vraie mafia sur le sanctuaire et sur la ville, pour noyauter l’emploi, les appels d’offres, etc, etc. Et les Béatitudes à Lourdes, c’est le même topo.
Et je pourrais vous en citer bien d’autres, des affaires glauques depuis les années 60, mêlant pouvoir politique, associations et fondations sectaires cathos et milieux des affaires, banques, milieu industriel. C’est un cloaque criminel dont beaucoup d’adeptes des communautés dérivantes sectaires ignorent l’existence pour la plupart ou font comme les petits singes : ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler. Alors que ces affaires de délinquance en col blanc et en col romain sont centrales pour expliquer le partenariat étroit et continu malgré scandales et crimes entre groupes dérivants sectaires et Vatican. Quand le pactole est aussi important, l’institution cléricale romaine devient très peu regardante sur le reste.
Et si vous vous penchez sur l’affaire Manuela Orlandi en Italie, ou l’affaire Stepinac et le soutien à Ante Pavelic jusqu’à sa mort par le Vatican (Ante Pavelic dirigeant totalitaire oustachi, responsable de plusieurs centaines de milliers de morts en Croatie entre 1941 et 1945), vous comprenez vite à quel point, l’institution cléricale romaine, quand il s’agit d’intérêts matériels et idéologiques, est capable de s’asseoir complètement sur le message christique pour soutenir dictatures, dirigeants criminels, mafias et encaisser des bénéfices sur la mort de milliers d’innocents.
Et quand vous savez que les groupes dérivants sectaires partenaires sont probablement ceux qui dictent et déjà gèrent financièrement et à différents niveaux de responsabilité le Vatican, vous comprenez mieux pourquoi il était si important pour JP2 de mettre en orbite les communautés dérivantes sectaires et leur accorder autant de passe-droits et de pouvoir et de postes au plan institutionnel.
Il y a toujours plus ou moins ce genre de partenariat, même avant l’ère des groupes dérivants sectaires. Prenez le Comité des Forges par exemple, qui est devenu l’UIMM après la seconde guerre mondiale. Si vous grattez un peu, vous comprenez que c’est le principal financeur de l’extrême droite française, qu’il a formé et placé la plupart des dirigeants du haut patronat français et qu’il arrose aussi pas mal de hauts-clercs depuis le début du 20e siècle du moment que certains intérêts de grandes familles sont préservés. Depuis les années 80 et la mise en orbite au sein du Vatican des groupes dérivants sectaires, ce genre de tripotages et d’arrangements entre « amis » est passé à un niveau industriel. Une sorte de mondialisation des profits car les cadres des groupes dérivants sectaires venant pour certains des hautes écoles de commerce, étant pour certains, cadres dirigeants dans de grosses sociétés bancaires et industrielles, les stratégies d’emprise et d’escroquerie à haute rentabilité, ils connaissent et pratiquent depuis très longtemps.
Et le Vatican a encaissé des profits dégagés par ces groupes sectaires. Et continue d’ailleurs à percevoir les bénéfices. Si véritablement le message christique était si important aux yeux de l’institution cléricale, il y aurait beau temps qu’elle aurait fait comme Jésus avec les marchands du Temple. Mais je crains que ça n’arrive jamais ! La corruption et les bénéfices sont trop ancrés et depuis trop longtemps dans la politique vaticane.
Dieu merci, de plus en plus de croyants commencent à comprendre tout ça. Le niveau de conscience a singulièrement grimpé depuis une quinzaine d’années, à mesure que différentes victimes ont osé parler.
Mais je reste toujours très surprise du peu de curiosité sur ces sujets pourtant centraux dans le fonctionnement tant du Vatican que de ses partenaires dérivants sectaires.