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Décès de Jacques Marin, prêtre aux multiples victimes

Le jeudi 23 juillet 2020

Dans le judaïsme toute femme y compris Marie donc, puisque juive, est impure du fait de ses règles, des pertes de sang qu’elle a tous les mois. Le sang des règles est la marque pour le judaïsme (et c’est valable pour le christianisme également, au moins pour le catholicisme et l’orthodoxie, plus pour le protestantisme qui autor) du péché originel et de la faute d’Eve, donc de sa responsabilité dans l’exclusion du jardin d’eden. Ce qui entraîne pour le judaïsme la nécessité d’une ségrégation vis à vis des femmes qui se traduit par de multiples demandes de purifications et par un certain nombre d’interdictions, dont celui ne de pas toucher la nourriture destinée à la famille et aux hommes quand elles ont leurs règles, comme celui de devoir coucher dans un lit différent en cas de règles (c’est pourquoi la chambre à coucher juive comporte toujours deux lits jumeaux, ce qu’on appelle l’arrangement à la juive).

La raison qui motive l’institution cléricale catholique à refuser la prêtrise aux femmes repose sur cette croyance de l’impureté intrinsèque des femmes liée selon le clergé à leurs règles, héritée du judaïsme. Dans le judaïsme et ce tant qu’elles ont leurs règles, les femmes se purifient chaque mois au mikhvé à la synagogue en s’accusant de tous les péchés du monde et demandant à être purifiées par Dieu. Ce n’est pas une lecture féministe, c’est la réalité bien concrète des femmes juives pratiquantes. Marie a dû se plier également à ces rituels. Comme au rituel de purification après la naissance de Jésus où, pour avoir le droit de revenir prier à la synagogue, toute femme juive doit passer par un rituel de vérification intime et un bain rituel pour ne pas souiller le temple. Hé oui, et c’est encore comme ça pour les juives pratiquantes. Je vous le dis en tant que petite-nièce d’un juif pratiquant. Bien documentée sur le sujet. Si vous voulez plus de précisions, vous pouvez trouver sur Youtube ou Dailymotion un très bon documentaire d’une juive israélienne pratiquante, Anat Zuria sur le sujet : il s’appelle Purity. Je pense qu’il éclairera votre lanterne largement.

Marie comme bien de ses consoeurs au Temple a quitté celui-ci au moment de l’apparition de ses règles. Les seules femmes admises sur les sites sacrés durant l’Antiquité de façon permanente (et non juste pour certains offices ou fêtes) sont ménopausées ou trop jeunes pour avoir leurs règles. Pour rester, il aurait fallu à Marie prendre un remède qui bloque ses règles. Ce que faisaient d’ailleurs les vestales chez les grecs.

Renseignez-vous. La défiance vis à vis des femmes et vis à vis d’une égalité réelle hommes-femmes y compris dans la charge pastorale et cléricale vient de là.

Marie vue comme pure et différente des autres femmes, c’est un dogme chrétien extrêmement tardif. Sa réalité terrestre antique était juive, donc avec tous les rites obligatoires du judaïsme pour les femmes. Dont ces rites de purification que je décris plus haut.

La purification du calice après la communion relève de l’hygiène. Et n’implique aucune discrimination ni du célébrant ni des croyants.

La purification obligatoire des femmes juives, la défiance du clergé masculin vis à vis des femmes, s’ancre dans l’idée que les règles féminines sont une marque d’infamie reçue de Dieu après qu’Eve ait mangé la pomme. Selon ces clergés, toute femme doit payer par sa soumission à l’homme cette faute. Et être toujours considérée comme indigne vis à vis de toute pratique religieuse pastorale, cléricale, chamanique. D’où d’ailleurs la persécution des guérisseuses, des sorcières. D’où des droits fondamentaux tardifs et une difficulté à être reconnues comme égales des hommes.

Cette culture remonte à très loin et si beaucoup ont oublié l’origine, parce que n’ayant pas de la famille juive pratiquante ou simplement ignorant des règles de cette religion qui constitue le socle de pas mal de dogmes et de croyances du christianisme, c’est une réalité qui prévaut dans le blocage des femmes à la prêtrise.

Comme le disait récemment Anne Soupa sur France Inter, le catholicisme clérical prétend se dégager totalement de la sexualité, mais c’est une raison à la base sexuelle qui motive le refus du clergé masculin vis à vis d’un accès à la prêtrise pour les femmes.

Après, c’est une question de conscience, à explorer, à assumer. Et puis pour certains prêtres, s’informer sur ces questions car je suis persuadée qu’un certain nombre ignore l’origine des discriminations faites aux femmes par les clergés des différentes religions.

Ce qui est manifestement votre cas.

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