En réponse au message :
Décès de Jacques Marin, prêtre aux multiples victimes
Quelle enquête Claire ? Parlez vous d’une enquête judiciaire ? Je ne crois pas du tout qu’il n’est pas possible de d’affabuler après 50 ans , ce n’est pas une question d’age. La mythomanie est une maladie qui touche tous les ages. D’ailleurs je me méfie des théories sur les ages en cette matière, après l’affaire d’Outreau les psychiatres ont cessé ( et Ségolène Royal aussi) de dire que les enfants ne pouvaient pas mentir. Voilà ce que je pense des témoignages en général( et là je ne parle pas forcément des plaignantes du père MARIN) ; Certains témoignages sont véridiques, ils évoquent des faits d’abus ou d’agressions qui se sont réellement déroulés. Le fait de les évoquer est un moyen pour la victime d’affirmer une première distance avec son agresseur, de sortir d’un pacte de honte. D’autres témoignages ne sont pas forcément des mensonges, la personne peut avoir réellement souffert mais confond des éléments justement en raison de cette souffrance. Ce qui fait que leur témoignage peut être très fort et donner des frissons, parce qu’en fait les personnes sont sincères. D’autre part, des personnes très fragiles peuvent vivre avec leur père spirituel des situations de transfert . Et dans ce cas, ces témoignages peuvent être un moyen de garder un lien avec lui. D’autre part, être victime pour certaines peut être un moyen d’être reconnues médiatiquement. Vous souvenez vous de cette femme, qui avait affolé les médias en faisant croire qu’elle avait été victime d’agression antisémite dans un train ?Elle avait volontairement déchiré ses vêtements et inscrit des propos antisémites. Confrontée aux vidéo de la gare, elle avait reconnu avoir menti et sa famille a expliqué qu’elle souffrait de mythomanie. Je ne dis pas que les plaignantes du père MARIN sont dans ce cas et que ce sont des affabulatrices et des menteuses. Je veux dire que tout enquêteur sérieux a en tête ces hypothèses d’affabulation pour rester objectif dans la procédure et non réagir seulement dans l’émotion. Cela n’empêche pas qu’il doit aussi envisager la culpabilité de la personne accusée et prendre tous les moyens pour vérifier les choses. Donc je n’ai jamais dit qu’il fallait considérer le père MARIN est innocent des crimes dont on l’accuse. Je dis seulement qu’en l’absence des conclusions d’une enquête judiciaire on doit s’abstenir de le condamner médiatiquement et respecter sa présomption d’innocence. Ce que l’on n’a certainement pas fait pour lui et tant d’autres et c’est cela qui m’indigne non les témoignages.