En réponse au message :
Abus sexuels dans l’Eglise : une association d’aide aux victimes créée à Versailles
Bonjour Isabelle
Merci de ne pas raconter n’importe quoi. Je ne suis pas anti cléricale (et non anticléricaliste), simplement prudente au regard des situations de récupération et d’instrumentalisation des victimes. J’ai pleinement soutenu Pierre Vignon qui est prêtre, comme je soutiens Gabriel Ringlet et Charles Morerod qui sont également membres du clergé. Se sont leurs actes sur ces sujets douloureux qui m’ont donné confiance. Les belles paroles, les intentions ne suffisent pas face à la gravité des crimes perpétrés. Les victimes de viols et d’abus sexuels prennent perpète. Et ça les suit jusqu’à leur dernier souffle. Je suis malheureusement bien placée pour le savoir. Donc autant pouvoir faire confiance. Et la confiance n’est possible que si des actes forts, une absence d’ambiguïté s’opèrent. Sinon, c’est passer d’un abus, d’un viol à l’autre.
Se prétendre indépendant des diocèses et du clergé avec un évêque en lien familial, ce n’est pas précisément ce qui s’appelle de l’indépendance. Et le milieu versaillais si observant et si cloisonné n’est pas précisément non plus, particulièrement distancé d’avec le monde clérical. Ce serait plutôt le contraire. Alors on pourrait espérer que ce soit une proximité d’avec un clergé progressiste, donc un peu plus ouvert sur ces questions. Mais là encore, c’est plutôt vers le clergé le plus obtus et le plus réfractaire sur ces sujets que se situe le milieu des croyants versaillais. Ca fait beaucoup d’obstacles à la compréhension et à l’aide réelle des victimes.
On peut toujours croire au miracle, mais ça ne dispense pas d’une certaine prudence.